THE BIBLIOGRAPHIC SECTION IS THE VERY REASON FOR WRITING THIS BLOG…ADDING BIBLIOGRAPHIC NOTES. In red and italics…underline numbers are the page numbers.
Thus sharing my finding with my colleagues and inviting you to do likewise!
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So let’s start it here with a first entry, my mentor’s books (refer to his webpage for more) and my notes about my extremely subjective preferences, in the original language in which I took the notes:
my notes: numbers correspond to my pages
1) Barber, Benjamin. 1995. Face à la Retribalisation du Monde. Esprit (Juin 1995):132-144.
132: L’AMERIQUE ET LA FRANCE, “république soeurs” partagent le besoin de réconcilier des sociétés multiculturelles et plurielles avec une idéologie civique de la démocratie qui implique l’intégration.
133:S’il est revendiqué en Améfique comme une propriété culturelle, le multiculturalisme hante ajjourd’hui, tel un spectre, l’Europe et le monde. La political correctness, les préoccupations de race et de sexe, les controverses sur le “canon”, l’intérêt pour le multiculturalisme qui donne naissance à tous ces phénomènes, continent sans doute de susciter plus de discours aux Etats-Unis qu’ailleurs; mais la pertinence de ces débats pour les autres continents apparaît enfin et la possibilité de tirer des leçons de l’expérience américaine est reconnue.
Le fait (stupéfiant) est que moins de 10% des Etats actuels sont réellement homogènes, et que l’ethnie majoritaire représente plus des trois quarts de la population dans la moitié des Etats seulement. Le multiculturalisme est la règle, l’homogénéité l’exception.
134:
la planète, qui s’unifie culturellement et commercialement, devient un monde dont les parties infranationales, ethniques, religieuses ou raciales, sont aujourd’hui beaucoup plus apparentes. Forcées à un incessant contact, les nations post-modernes ne peuvent tenir emprisonnées leur particularités.
137: Aux Etats-Unis, les politiques fondées sur l’identité (identity politics) servent à définir la moitié d’une personnalité double: on parle d’”Italien-Américain” ou d’”Africain-Américain”. Le préfixe (distinctif) définit l’assimilation de l’immigrand dans le suffixe (commun). Les seuls “Américains-Américains” sont les Indiens. Ainsi, être un Américain, c’est avoir une autre identité “avant” son identité américaine; avoir un trait d’union, c’est être véritablement américain”
Les Etats-Unis ont connu une guerre civile dans laquelle une grande partie du pays prétendait faire sécession. Une fois que celle-ci est commencée, il est difficile de l’arrêter. C’est pourquoi ddes méricains s’inquièetent de ce que la politique fondée sur l’identité aille trop loi, même dans notre culture assimilationiste.
139: Le marché capitaliste reste une sorte de porte de sortie(…)de “McMonde”: des forces économiques et écologiques qui exigent l’intégration et l’uniformité et qui hypnotisent le monde à coup de hard rock, d’ordinateurs surpuissants, de fast food, de MTV, Macintosh et MacDonald, enserrant les pays dans un réseau mondial commercialement homogène: un McMonde relié par la technologie, l’écologie, les communications et le commerce”. Le McMonde reste certainement le plus formidable rival du Jihad, et à terme peut même atténuer la force des tribalismes résurgents.
140:
il y a toutes sortes de différences, il y a diverses versions du multiculturalisme, même en Amérique où, par exemple, les difficultés des descendants d’esclaves (les Africains-Américains) sont très différentes de celles des immigrants noirs des Caraïbes, qui réussissent bien mieux leur assimilation.
141: En Amérique, la séparation a toujours été une tactique à court terme à l’intérieur d’une stratégie à long terme d’intégration: on reconnaît la différence afin de renforcer le lien des différentes parties avec le tout et de faire la démonstration que l’idéologie du tout représente non pas l’hégémonie d’un groupe mais une possibilité d’inclusion authentique.
2) Barber, Benjamin R. 1993. L’Excellence et l’Egalité: de l’Education en Amérique. Translated by Michelot, Vincent and Weil François. Edited by J. Heffer and F. Weil, Cultures Américaines. Paris: Belin.
7: Le multiculturalisme, la political correctness, les études consacrées aux minorités raciales et aux femmes dans les universités ainsi que les controverses sur le “canon”, occupent aux Etats-Unis le devant de la scène plus que nulle part ailleurs.
(les nations européennes) étaient des Etats-nations au sens où on l’entendait au XIXe siècle, avec une langue, une culture, une histoire et une relition commune. Elles sont aujourd’hui de plus en plus multiculturelles.
…l’expérience américaine du multiculturalisme, toujours contetée mais relativement réussie, mérite que les Europens lui consacrent quelque attention.
8: Qui plus est, l’interdépendance toujours plus importante en matière économique etde communications entre les différents pays du monde signifie que même les nations qui conservent une homogénéité interne doivent fonctionner dans un environnement global de plus en plus multicultur
9: les Américains ont conservé leur trait d’union, comme dans “Italo-Américain”,”Noir Américain”…
10: Aux Etats-Unis, les Noirs se demandent pourqoi ils devraient honorer une constitution républicaine qui les a condamnés à presque une siècle d’esclavage.
15: des millions d’immigrants votent chque année avec leurs pieds en venant habiter un pays où la moitié des électeurs ne se soucient guère de voter.
L’Amérique, qui passe à l’étranger pour un parangon de la démocratie, semble souvent gouvernée par l’apathie et l’intérêt particulier.
16: notre identité se forge dans une relations dialectique à autrui, et elle est partie intégrante de la famille, de la tribu ou de la communauté.
21:…hystérie collective développée par les médias à propos de la political correctness
22: la plupart des livres publiés sur ce nouvel épisode de la crise chronique de notre système éducatif ont choisi de scinder la démocratie et l’éducationlDasns leur élan conservateur et antidémocratique, leurs auteurs -Allan Bloom (theClosing of the American Mind), Roger Kimball (Tenured Radicals), John Siber (Strait Shooting), Charles J. Sykes (Profscam) et Dinesh D’Souza (Illiberal Education)- associent tous la crise de l’éducationau progreesisme, à l’existence de professeurs gauchistes (radicals) et à un souci d’égalité (entre les étudiants, les cultures et les modèles pédagogiques).
23: Tandis que les enfants européens vont à l’école 240 jours par an, les jeunes Américains, à quelques exception rès,. se satisfont de 180 jours.
24: Les enseignants restent l’un des groupes les moins respectés et les moins payés aux Etats-Unis.
25: mais le but des écoles publiques n’est pas de donner des titres à ceux qui sont éduqués, mais d’éduquer ceux qui n’ont pas de titres.
26: Dans America Revised, qui étudie l’histoire des manuels d’histoire, Frances Fitzgerald offre une étonnante analyse de la manière dont, à mesure que changeaient modes et idéologies, les images ont été remodelées. Bien avant que les Hispaniques et les Américians d’origine asiatique ne commencent à rivaliser avec les Indiens et les Noirs pourse faire une place dans l’hisoire américaine, des débats similaires ont opposé Anglais et Hollandias, puritans et libre-penseurs, fermiers et industriels, patrons et ouvriers, propritéaires d’esclaves et abolitionnistes, fédéralistes et anti-fédéralistes, américains “de souche” (c’est à dire arrivés l’an dernier) et “immigrants” (arrivés cette année), citadins et ruraux, unitaires et pluralistes, progressistes et conservateurs, et d’innombrables d’autres factions.
39: …manuels scolaires qui, d’une génération à l’autre, racontent des histoires différentes, voire contradictoires: “Nous ” sommes les Britanniques, transformés par l’Amérique. “Nous” sommes les puritains et les protestants qui luttons contre des vagues d’étrangers comparables à ceux que nous avons fuis dans l’Europe que nous avons laissés derrière nous, et qui sont catholiques, corrompus et insassimilables. “Nous ” sommes un cruset qui absorbe vague après vague de nouveaux venus originaires de culrtures étrangères et qui les assimile dans la culture américaine. “Nous ” somems une nation pluraliste d’immigrants, une riche tapisserie de différences multiculturelles qui ne se fondent pas mais contiennent et embrassent desmondes variés. “Nous ” sommes une mosaïque dont la structure commune est constituée de morceaux séparés dont le carctère distinctif est essentiel à l’ensemble. “Nous ” sommes la grande majorité américaine, ceux qui ne sont pas propriétaires, les esclaves, les ofpprimés, les femmes, ceux qui ne sont pas blancs, les fermiers, les ouvriers, tous ceux que l’Amérique a exploités davantage qu’elle ne les a libérés et qu’elle a davantage trahis que soutenus par sa constituion théoriquement démocratique. Laquelle de ces hsoitres es t la nôtre? Cela dépend de quelle histoire, de quelles histoires nousnous réclamons.
L’hétérogénéité américaine fait que l’histoire des Etats-Unis, avec le temps, devient nécessairement plurielle, au sens où chaque génération la réécrit et la confronte avec la réalité du pluralisme. Plus l’histoire est inclusive, plus sa trame est pluraliste.
41: D’un autre côté, si en réaction à cette orthodoxie à oeuillères, l’histoire américaine n’est conçue que comme l’histoire d’une agression impérialiste et d’un génoci et, ainsi que le veulent certains tenants d’un révisionnisme radical, comme une histoire dont le seul but est l’exclusion, notre identité présente abandonne toute possibilité d’idéalisme et de jsutice.
52: …culture entièrement trournée vers le présent”
53: l’histoire américaine n’a peut-être jamais été aussi controversée qu’aujourd’hui, mais elle a toujours été plus controversée que les élites ne l’auraient souhaité. La perspective multuculturelle n’a de nouveau que le nom.
54: l’Amérique a toujours été la tentive de peuples multiples de devenir un peuple, la recherche de l’unité dans la diversité et la pluralité.
L’idée puriste d’une nation anglo-saxonne, blanche et prostestante (WASP) ne fut jamais que l’espoir péremptoire d’une partie de la population immigrante de l’Amérique. Ironiquement, lle survit aujourd’hui, princialement à l’état de cible de critiques cyniques.
55: creuset ou patchwork ou? Nation unie ou tapisserie multiculturelle?Terre vierge ou nation indienne?Terre de l’esclavage ou terre des braves (note: référence à l’hymne américain)?
E pluribus unum , affirmons-nous avec vantardise, mais nous ne sommes ni unis ni vraiment à l’aise dans notre diversité.
56: Mais dans les faits, la logique de la politique américaine a pris la direction inverse: le unum arraché à la diversité redit possible la survie au long terme de pluribus.
Divisés par la foi, la race et le sexe, par les classes sociales et les origines ethniques, par la géographie et l’économie, les Américains n’ont de foi en commun que celle de la communauté, que celle du public.
58: les Américains d’orignie hispanique ou asiatique ont fait preuve de moins de scepticisme, mais les Noirs, le groupe d’immigrants le plus ancien et le seul à être venu aux Etats-Unis conre son gré, est le moins persuadé que “notre” histoire puisse jamais être “leur” histoire.
62: Americains à trait-d’union: Nous travaillons à l’oubli, mais nous n’y réussissons pas toujours. Michael Walter n’est qu’un des ceux qui,nombreux, affirment que notre culture “natinale” est en fin de compte plurielle et que, dans l’immédiat, les Américains garderont leur trait d’union.
63:il se trouve en effet que l’histoire de l’amerique doit expliquer une identite composite qui melange l’imagerie assimilationniste du creuset (melting pot) structurée autour d’un patriotisme constitutinnel, avec, à la fois, une identité monoculturelle enracinée dans le protestantisme anglo-saxon et une identité multiculturelle qui est pluraliste et contradictoire.
Etre américain, c’est être un tout petit peu schizophrène, comme le démontre cet importun trait d’union qui identifie les racine pré-américaines de tant d’américains.
Même aujourd’hui, l’intérêt pourle multiculturalisme est bien moindre chez les immigrants les plus récents originaires d’Amérique centrale ou du Vietnam que chez les minorités présentes depuis longtemps sur le sol américain.
91: Le concept de nation américaine en tant qu’autoconstituée est particulièrement problématique. L’histoire est loin d’être finie. Il suffit pour s’en convaincre de contempler (…)la triste histoire de la limitation de l’immigration entre 1924 et 1965 qui donna force de loi au sentiment ultra-nationaliste (nativist) qui était l’héritier de certaines tendances protestntes marginales du XIXe siècle tel le parti des Know-nothing (surnom du Parti Américain à l’époque ou il était encore une société secrète);
92…ou encore cette incapacité qui perdure pour les femmes et les Américains de couleur à arriver dans la pratique au rang économique et social que leur promet en théorie la citoyenneté.
96:La version contemporaine de ces questions est une reprise des débats des années 1960, mais aussi des années 1930, lorsque John Dewey et les avocats d’une éducation progressiste ouvrirent un débat fondamental sur le rôle de la liberté dans l’apprentissage du savoir.
98:Par exemple, bien que l’Ame désarmée exploite le sentiment réactionnaire qui flotte dans l’air du temps, c’est avant tout un livre qui raconte ce qui s’est passé à Cornell il y a vingt-cinq ans, lorsqu’Allan Bloom, alors jeune professeur de philosophie, vit avec horreur le monde réel de la race, des armes et du pouvoir empiéter sur son sanctuaire intellectuel.
(2)La génération qui, il y a vingt ans, défiait le corps professoral, est aujourd’hui le corps professoral, ou tout au moins, une partie influente de celui-ci. Les longs cheveux sont devenus gris, sont tombés ou ont été coupés, mais les idéaux qu’ils abritaient autrefois contienent à donner corps à des conférences de sociologie sur les cultures non-occidentales et à des séminaires de science politique qui explorent les idées de politique de l’environnement ou de révisonnisme dans la libération des femmes.
109:La political correctness est un terme inventé par des critiques conservateurs et des journalistes provocateurs pour dénier droit de cité à ceux qui s’inquiètent de la façon dont la parole peut refléter les relations de pouvoir. Il sert aussi à détourner l’attention des tristes réalités du racisme dans une société où les minorités sont très généralement privées de pouvoir, pour se placer plutôt sur le terrain de la disculpation d’une rhétorique absurde qui permet à une puissante majorité blanche (ou masculine ou hétérosexuelle ou chrétienne) de prétendre qu’elle est en fait le groupe menacé.
(2)Les conservateurs s’inquiètent des libertés que le département d’anglais de l’Université Yale prend avec la littérature, mais ils ne semblent pas remarquer que les départements d’anglais (tout comme ceux de philosophie, de littérature comparée, d’études noires ou féministes, où l’on trouve la minuscule minorité d’universitaires post-modernistes, féministes et non-blancs) sont presque toujours faibles et sous-financés en comparaison, par exemple, des départements d’informatique, de physique, d’économie ou de commerce; ou que Yale continue à produire des hommes blancs (et aussi quelques femmes) qui n’ont presque aucune difficulté à l’adapter à l’élite des professions américianes et à ses a priori culturels familiers; ou que la ville de New Haven (Connecticut), où se trouve Yale, a le plus haut taux de mortalité infantile des Etats-Unis et des rues dans lesquelles de jeunes Noirs s’entretuent régulièrement, assassinant aussi à l’occasion un étudiant blanc de Yale.
112: Mais la critique de la political correctness utilise de mauvais arguments qui pourraient eux-mêmes avoir des conséquences antidémocratiques. Elle met en effet les extrémistes révisionistes, qui cherchent à rendre la parole aux sans-pouvoir, dans le rôle de pollueurs de la neutralité et de l’impartialité.
123:C’est ce qu’ont si bien compris tous ceux qui appartiennent à cette gauche prétendument politically correct et multuculturelle qui refuse de croire q’une égalité formelle et une équité dans les procédures puisse jamais leur offrir une complète et substantielle égalité et une équité dans la réalité. Ils ne veulent pas être politically correct mais ils veulent corriger le déséquilibre politique de programmes universitaires soi-disant neutres. Ils voient des programmes traversés par des généralités et des universalités prétendues qui, en fait, ne contiennent que les écrits d’hommes anglo-américains et européens.
124: ntbp: Affirmative action: ensembles de mesures mises en place après l’adoption en 1964 par le Congrès de la loi sur les droits civiques et visant à favoriser, à qualification égale, l’embauche ou la promotion des minorités, par l’adhésion volontaire à des règles définies de concert avec les autorités judiciaires ou parfois par la mise en place de quotas. Cette pratique est violemment contestée parles milieux conservateurs qui en ont fait un cheval de bataille contre la gauche libérale.
152-153: Ainsi les Juifs en viennent-ils à penser qu’eux seuls peuvent comprendre l’Holocauste, les Noirs que les Blancs ne peuvent mettre en scène des films à thématiuqe noire, les Américains d’origine asiatique qu’un acteur occiental ne saurait jouer de façon crédible un personnage asiatique.
Dans cette vision étriquée, la difféence devient le seul insigne de l’identité et l’histoire commune de l’Amérique s’efface au profit d’une pléthore de contes particuliers de gens particuliers avec des histoires, des sexes, des races ou des préférences sexuelles particuliers.
153: Générateur dans le pays de scepticisme à l’égard de l’histoir emême de la nation et d’une fascination aveugle pour les cultures et les valeurs alternatives, l’hyperpluralisme laisse la génération qui va hériter des Etats-Unis à peine surnageant dans la diversité, la relativité culturelle et le doute corrosif, et p-153rivée de presque toute notion de communauté, ou encore de la valeur du besoin même de communauté.
165: Dans une société où personne ne lit, sauf si on l’y oblige, la b ataille de la cultrue -quelle qu’elle soit, est peut-être déjà percue. Quand la culture du ghetto et la culture des puissants sont toutews deux analsphabètes, quelle différence entre l’anglais « noir » et l’anglais « blanc ».
166:Une introduction à l’histoire américaine ou à la science politique devient un cauchemar pédagogique lorsque, dans un amphithéâtre de 400 étudiants, on compte 85 anciens élèves des écoles privées, 200 environ des écoles publiques )la plupart des villes et de leurs banlieues, mais quelques-uns de milieu rural), 40 adultes dont 15 personnes agées, et pratiquement 100 étudiants issus des minorités, dont la moitié arrivent avec des déficiences majeures dans leur formation mais un autre 20% représente le groupe arrvant largement en tête dans les tests, les Américains d’origine asiatique.
170: En d’autres termes, le multiculturalisme a des origines monoculturelles. En tant que société, l’Amérique est une tapisserie de peuples venus du monde entier, chacun avec la fierté de son histoire et ses racines culturelles. Il lui faut des programmes scolaires et universitaires à l’écoute de cette diversité et capables d’attirer des peuples marginalisés vers l’apprentissage du savoir. Mais, système constitutionnel offrant à ces peuples multiples un régime de tolérance démocratique, de pluralisme stable et de respect mutuel qui, dans la mesure où lidéal se raélise, peut protéger toutes les cultures qui le composent, l’Amérique possède une histoire culturelle propre, unique même.
175: De tous les conservateurs qui sont montés à l’assaut de la démocratie, Allan Bloom est celui qui puise au plus profond de la tradition philosophique pour étayer son argumentation. Aucun ouvrage équivalent n’a été aussi lu ou discuté en profondeur que l’Ame Désarmée . Bloom a fait veiller une Amérique soudain soucieuse des périls du relativisme et d’un postmodernisme agressif.
176: le terme de politically correct , ou PC, n’avait pas encore été inventé lorsque Bloom écrivit son libre, mais il n’est aucun des aspects les plus nocifs du concept qu’il n’ait anticipé.
(2)L’Ame Désarmée est le plus étonnant, le plus tentant, le plus subtil, le plus savant et le plus pervers des pamphlets, un exercice extraordinaire et ointu dans l’art du Mentir Noblement qui tente de persuader les Américains que la philosophie est supérieure à la vie ordinaire et que donc, l’enseignement universitaire devrait s’organiser autour del ‘édification du Petit Nombre qui incarne la philosophie plutôt qu’autour du Grand Nombre qui incarne la démocratie.
219: Un des compilateurs de doléances anti-jeunes les plus admirés, Dinesh D’Souza, l’auteur de Illiberal Education faisait partie de l’équipe d’agitateurs racistes de la Dartmouth Review, journal d’extrême droite financé par des capitaux extérieurs à l’université et donc participait à cette puérilité anarchique qu’il honnit aujourd’hui à des millions d’exemplaires.
3) Barber, Benjamin R. 1996. Djihad vs McWorld. Translated by Michel, Valois. Paris: Desclée de Brouwer.
7: Le multiculturalisme, la political correctness, les études consa- crées aux minorités raciales et aux femmes dans les universités ainsi que les controverses sur le "canon", occupent aux Etats-Unis le devant de la scène plus que nulle part ailleurs. (les nations européennes) étaient des Etats-nations au sens où on l'entendait au XIXe siècle, avec une langue, une culture, une his- toire et une religion commune. Elles sont aujourd'hui de plus en plus multi culturelles. ...l'expérience américaine du multiculturalisme, toujours contestée mais relativement réussie, mérite que les Européens lui consacrent quelque attention. 8: Qui plus est, l'interdépendance toujours plus importante en matière économique etde communications entre les différents pays du monde signifie que même les nations qui conservent une homogénéité interne doivent fonctionner dans un environnement global de plus en plus multiculture 9: les Américains ont conservé leur trait d'union, comme dans "Italo- Américain","Noir Américain"... 10: Aux Etats-Unis, les Noirs se demandent pourqoi ils devraient honorer une constitution républicaine qui les a condamnés à presque une siècle d'esclavage. 15: des millions d'immigrants votent chque année avec leurs pieds en venant habiter un pays où la moitié des électeurs ne se soucient guère de voter. L'Amérique, qui passe à l'étranger pour un parangon de la démocratie, semble souvent gouvernée par l'apathie et l'intérêt particulier. 16: notre identité se forge dans une relations dialectique à autrui, et elle est partie intégrante de la famille, de la tribu ou de la communauté. 21:...hystérie collective développée par les médias à propos de la political correctness 22: la plupart des livres publiés sur ce nouvel épisode de la crise chronique de notre système éducatif ont choisi de scinder la démocratie et l'éducationlDasns leur élan conservateur et antidémo- cratique, leurs auteurs -Allan Bloom (theClosing of the American Mind), Roger Kimball (Tenured Radicals), John Siber (Strait Shooting), Charles J. Sykes (Profscam) et Dinesh D'Souza (Illiberal Education)- associent tous la crise de l'éducationau progreesisme, à l'existence de professeurs gauchistes (radicals) et à un souci d'égalité (entre les étudiants, les cultures et les modèles pédagogiques). 23: Tandis que les enfants européens vont à l'école 240 jours par an, les jeunes Américains, à quelques exception près, se satisfont de 180 jours. 24: Les enseignants restent l'un des groupes les moins respectés et les moins payés aux Etats-Unis. 25: mais le but des écoles publiques n'est pas de donner des titres à ceux qui sont éduqués, mais d'éduquer ceux qui n'ont pas de titres. 26: Dans America Revised, qui étudie l'histoire des manuels d'histoire , Frances Fitzgerald offre une étonnante analyse de la manière dont, à mesure que changeaient modes et idéologies, les images ont été remo- delées. Bien avant que les Hispaniques et les Américians d'origine asiatique ne commencent à rivaliser avec les Indiens et les Noirs pour se faire une place dans l'hisoire américaine, des débats similaires ont opposé Anglais et Hollandias, puritans et libre- penseurs, fermiers et industriels, patrons et ouvriers, propritéaires d'esclaves et abolitionnistes, fédéralistes et anti-fédéralistes, américains "de souche" (c'est à dire arrivés l'an dernier) et "immi grants" (arrivés cette année), citadins et ruraux, unitaires et pluralistes, progres- sistes et conservateurs, et d'innombrables d'autres factions. 39: ...manuels scolaires qui, d'une génération à l'autre, racontent des histoires différentes, voire contradictoires: "Nous " sommes les Britanniques, transformés par l'Amérique. "Nous" sommes les puritains et les protestants qui luttons contre des vagues d'étrangers compa- rables à ceux que nous avons fuis dans l'Europe que nous avons laissés derrière nous, et qui sont catholiques, corrompus et inassimilables. "Nous " sommes un cruset qui absorbe vague après vague de nouveaux venus originaires de culrtures étrangères et qui les assimile dans la culture américaine. "Nous " somems une nation pluraliste d'immi- grants, une riche tapisserie de différences multiculturelles qui ne se fondent pas mais contiennent et embrassent desmondes variés. "Nous sommes une mosaïque dont la structure commune est constituée de morceaux séparés dont le carctère distinctif est essentiel à l'en- semble. "Nous " sommes la grande majorité américaine, ceux qui ne sont pas propriétaires, les esclaves, les ofpprimés, les femmes, ceux qui ne sont pas blancs, les fermiers, les ouvriers, tous ceux que l'Amérique a exploités davantage qu'elle ne les a libérés et qu'elle a davantage trahis que soutenus par sa constituion théoriquement démocratique. Laquelle de ces hsoitres es t la nôtre? Cela dépend de quelle histoirede quelles histoires nous nous réclamons. L'hétérogénéité américaine fait que l'histoire des Etats-Unis, avec le temps, devient nécessairement plurielle, au sens où chaque généra- tion la réécrit et la confronte avec la réalité du pluralisme. Plus l'histoire est inclusive, plus sa trame est pluraliste. 41: D'un autre côté, si en réaction à cette orthodoxie à oeuillères, l'histoire américaine n'est conçue que comme l'histoire d'une agres- sion impérialiste et d'un génoci et, ainsi que le veulent certains tenats d'un révisionnisme radical, comme une histoire dont le seul but est l'exclusion, notre identité présente abandonne toute possibi- lité d'idéalisme et de justice. 52: ...culture entièrement trournée vers le présent" 53: l'histoire américaine n'a peut-être jamais été aussi controversée qu'aujourd'hui, mais elle a toujours été plus controversée que les élites ne l'auraient souhaité. La perspective multuculturelle n'a de nouveau que le nom. 54: l'Amérique a toujours été la tentive de peuples multiples de devenir un peuple, la recherche de l'unité dans la diversité et la pluralité. L'idée puriste d'une nation anglo-saxonne, blanche et prostestante (WASP) ne fut jamais que l'espoir péremptoire d'une partie de la popu- lation immigrante de l'Amérique. Ironiquement, lle survit aujourd'hui , princialement à l'état de cible de critiques cyniques. 55: creuset ou patchwork ou? Nation unie ou tapisserie multicul- turelle? Terre vierge ou nation indienne?Terre de l'esclavage ou terre des braves (note: référence à l'hymne américain)? E pluribus unum , affirmons-nous avec vantardise, mais nous ne sommes ni unis ni vraiment à l'aise dans notre diversité. 56: Mais dans les faits, la logique de la politique américaine a pris la direction inverse: le unum arraché à la diversité redit possible la survie au long terme de pluribus. Divisés par la foi, la race et le sexe, par les classes sociales et les origines ethniques, par la géographie et l'économie, les Améri- cains n'ont de foi en commun que celle de la communauté, que celle du public.58: les Américains d'orignie hispanique ou asiatique ont fait preuve de moins de scepticisme, mais les Noirs, le groupe d'immi- grants le plus ancien et le seul à être venu aux Etats-Unis contre son gré, est le moins persuadé que "notre" histoire puisse jamais être "leur" histoire. 62: Americains à trait-d'union: Nous travaillons à l'oubli, mais nous n'y réussissons pas toujours. Michael Walter n'est qu'un des ceux qui, nombreux, affirment que notre culture "natinale" est en fin de compte plurielle et que, dans l'immédiat, les Américains garderont leur trait d'union. 63:il se trouve en effet que l'histoire de l'amerique doit expliquer une identite composite qui melange l'imagerie assimilationniste du creuset (melting pot) structurée autour d'un patriotisme constitution- nel, avec, à la fois, une identité monoculturelle enracinée dans le protestantisme anglo-saxon et une identité multiculturelle qui est pluraliste et contradictoire. Etre américain, c'est être un tout petit peu schizophrène, comme le démontre cet importun trait d'union qui identifie les racine pré- américaines de tant d'américains. Même aujourd'hui, l'intérêt pourle multiculturalisme est bien moindre chez les immigrants les plus récents originaires d'Amérique centrale ou du Vietnam que chez les minorités présentes depuis longtemps sur le sol américain. 91: Le concept de nation américaine en tant qu'autoconstituée est particulièrement problématique. L'histoire est loin d'être finie. Il suffit pour s'en convaincre de contempler (...)la triste histoire de la limitation de l'immigration entre 1924 et 1965 qui donna force de loi au sentiment ultra-nationaliste (nativist) qui était l'héritier de certaines tendances protestntes marginales du XIXe siècle tel le parti des Know-nothing (surnom du Parti Américain à l'époque ou il était encore une société secrète); 92...ou encore cette incapacité qui perdure pour les femmes et les Américains de couleur à arriver dans la pratique au rang économique et social que leur promet en théorie la citoyenneté. 96:La version contemporaine de ces questions est une reprise des débats des années 1960, mais aussi des années 1930, lorsque John Dewey et les avocats d'une éducation progressiste ouvrirent un débat fon- damental sur le rôle de la liberté dans l'apprentissage du savoir. 98:Par exemple, bien que l'Ame désarmée exploite le sentiment réaction- naire qui flotte dans l'air du temps, c'est avant tout un livre qui raconte ce qui s'est passé à Cornell il y a vingt-cinq ans, lorsqu'Allan Bloom, alors jeune professeur de philosophie, vit avec horreur le monde réel de la race, des armes et du pouvoir empiéter sur son sanctuaire intellectuel. (2)La génération qui, il y a vingt ans, défiait le corps professoral, est aujourd'hui le corps professoral, ou tout au moins, une partie influente de celui-ci. Les longs cheveux sont devenus gris, sont tombés ou ont été coupés, mais les idéaux qu'ils abritaient autrefois contienent à donner corps à des conférences de sociologie sur les cultures non-occidentales et à des séminaires de science politique qui explorent les idées de politique de l'environnement ou de révision- nisme dans la libération des femmes. 109:La political correctness est un terme inventé par des critiques conservateurs et des journalistes provocateurs pour dénier droit de cité à ceux qui s'inquiètent de la façon dont la parole peut refléter les relations de pouvoir. Il sert aussi à détourner l'attention des tristes réalités du racisme dans une société où les minorités sont très généralement privées de pouvoir, pour se placer plutôt sur le terrain de la disculpation d'une rhétorique absurde qui permet à une puissante majorité blanche (ou masculine ou hétérosexuelle ou chrétienne) de prétendre qu'elle est en fait le groupe menacé. (2)Les conservateurs s'inquiètent des libertés que le département d'anglais de l'Université Yale prend avec la littérature, mais ils ne semblent pas remarquer que les départements d'anglais (tout comme ceux de philosophie, de littérature comparée, d'études noires ou féministes, où l'on trouve la minuscule minorité d'universitaires post-modernistes, féministes et non-blancs) sont presque toujours faibles et sous-financés en comparaison, par exemple, des départements d'informatique, de physique, d'économie ou de commerce; ou que Yale continue à produire des hommes blancs (et aussi quelques femmes) qui n'ont presque aucune difficulté à l'adapter à l'élite des professions américianes et à ses a priori culturels familiers; ou que la ville de New Haven (Connecticut), où se trouve Yale, a le plus haut taux de mortalité infantile des Etats-Unis et des rues dans lesquelles de jeunes Noirs s'entretuent régulièrement, assassinant aussi à l'occa- sion un étudiant blanc de Yale. 112: Mais la critique de la political correctness utilise de mauvais arguments qui pourraient eux-mêmes avoir des conséquences antidémo- cratiques. Elle met en effet les extrémistes révisionistes, qui cherchent à rendre la parole aux sans-pouvoir, dans le rôle de pollueurs de la neutralité et de l'impartialité. 123:C'est ce qu'ont si bien compris tous ceux qui appartiennent à cette gauche prétendument politically correct et multuculturelle qui refuse de croire q'une égalité formelle et une équité dans les procé- dures puisse jamais leur offrir une complète et substantielle égalité et une équité dans la réalité. Ils ne veulent pas être politically correct mais ils veulent corriger le déséquilibre politique de pro- grammes universitaires soi-disant neutres. Ils voient des programmes traversés par des généralités et des universalités prétendues qui, en fait, ne contiennent que les écrits d'hommes anglo-américains et européens. 124: ntbp: Affirmative action: ensembles de mesures mises en place après l'adoption en 1964 par le Congrès de la loi sur les droits civiques et visant à favoriser, à qualification égale, l'embauche ou la promotion des minorités, par l'adhésion volontaire à des règles définies de concert avec les autorités judiciaires ou parfois par la mise en place de quotas. Cette pratique est violemment contestée par les milieux conservateurs qui en ont fait un cheval de bataille contre la gauche libérale. 152-153: Ainsi les Juifs en viennent-ils à penser qu'eux seuls peuvent comprendre l'Holocauste, les Noirs que les Blancs ne peuvent mettre en scène des films à thématiuqe noire, les Américains d'origine asiatique qu'un acteur occiental ne saurait jouer de façon crédible un personnage asiatique. Dans cette vision étriquée, la difféence devient le seul insigne de l'identité et l'histoire commune de l'Amérique s'efface au profit d'une pléthore de contes particuliers de gens particuliers avec des histoires, des sexes, des races ou des préférences sexuelles particu- liers. 153: Générateur dans le pays de scepticisme à l'égard de l'histoir emême de la nation et d'une fascination aveugle pour les cultures et les valeurs alternatives, l'hyperpluralisme laisse la génération qui va hériter des Etats-Unis à peine surnageant dans la diversité, la relativité culturelle et le doute corrosif, et p-153rivée de presque toute notion de communauté, ou encore de la valeur du besoin même de communauté. 165: Dans une société où personne ne lit, sauf si on l’y oblige, la b ataille de la cultrue -quelle qu’elle soit, est peut-être déjà percue. Quand la culture du ghetto et la culture des puissants sont toutews deux analsphabètes, quelle différence entre l’anglais « noir » et l’anglais « blanc ». 166:Une introduction à l'histoire américaine ou à la science politique devient un cauchemar pédagogique lorsque, dans un amphithéâtre de 400 étudiants, on compte 85 anciens élèves des écoles privées, 200 environ des écoles publiques )la plupart des villes et de leurs ban- lieues, mais quelques-uns de milieu rural), 40 adultes dont 15 per- sonnes agées, et pratiquement 100 étudiants issus des minorités, dont la moitié arrivent avec des déficiences majeures dans leur formation mais un autre 20% représente le groupe arrvant largement en tête dans les tests, les Américains d'origine asiatique. 170: En d'autres termes, le multiculturalisme a des origines monocul. turelles. En tant que société, l'Amérique est une tapisserie de peuples venus du monde entier, chacun avec la fierté de son histoire et ses racines culturelles. Il lui faut des programmes scolaires et universitaires à l'écoute de cette diversité et capables d'attirer des peuples marginalisés vers l'apprentissage du savoir. Mais, système constitutionnel offrant à ces peuples multiples un régime de tolérance démocratique, de pluralisme stable et de respect mutuel qui, dans la mesure où lidéal se raélise, peut protéger toutes les cul- tures qui le composent, l'Amérique possède une histoire culturelle propre, unique même. 175: De tous les conservateurs qui sont montés à l'assaut de la démocratie, Allan Bloom est celui qui puise au plus profond de la tradition philosophique pour étayer son argumentation. Aucun ouvrage équivalent n'a été aussi lu ou discuté en profondeur que l'Ame Désarmée . Bloom a fait veiller une Amérique soudain soucieuse des périls du relativisme et d'un postmodernisme agressif. 176: le terme de politically correct , ou PC, n'avait pas encore été inventé lorsque Bloom écrivit son libre, mais il n'est aucun des aspects les plus nocifs du concept qu'il n'ait anticipé. (2)L'Ame Désarmée est le plus étonnant, le plus tentant, le plus subtil, le plus savant et le plus pervers des pamphlets, un exercice extraordinaire et ointu dans l'art du Mentir Noblement qui tente de persuader les Américains que la philosophie est supérieure à la vie ordinaire et que donc, l'enseignement universitaire devrait s'organiser autour del 'édification du Petit Nombre qui incarne la philosophie plutôt qu'autour du Grand Nombre qui incarne la démocratie. 219: Un des compilateurs de doléances anti-jeunes les plus admirés, Dinesh D'Souza, l'auteur de Illiberal Education faisait partie de l'équipe d'agitateurs racistes de la Dartmouth Review, journal d'extrême droite financé par des capitaux extérieurs à l'université et donc participait à cette puérilité anarchique qu'il honnit aujourd' hui à des millions d'exemplaire.s
4) Barber, B. (2007). Consumed: How Markets Corrupt Children, Infantilize Adults and Swallow Citizens Whole, W.W. Norton and Company.
5: On the potency of adolescent culture, liberals and conservatives agree. Writes Robert J. Samuelson, a moderate liberal:”We live in an age when people increasingly refuse to act their age. The young (or many of them) yearn to be older, while the older (or many of them) yearn to be younger.
7: infantilization -not second childhood but enduring childishness – is much more than just a mesmeric metaphor. A new cultural ethos is being forged that is intimately associated with global consumerism. Those responsible for manufacturing and merchandizing goods for the global marketplace, those who are actually researching, teaching and practicing marketing and advertising today are aiming both to sell to a younger demographic and to imbue older consumers with the tastes of the young.
8: Meanwhile the young are big spenders way before they are even modest earners.
10: “Corrupt” and “inefficent” Third World governments are punished; the kids starve, fall ill, and die. In war and poverty, in natural disaster and man-made genocide, they are most often the first victims and the last to benefit from capitalism’s otherwise voracious appetite for consumers.
33: The misuse of normative terms like autonomy and empowerment to rationalize selling to children far too young to possess either liberty or judgment (the two key components of real choice or self-determiing power) is typical of an infantilist ethos that reinforces consumer market ideology by providing corporate predators with an altruistic ethic to rationalize selfish and patently immoral ends.
38-39: At the beginning of the sixteen century (…) two great waves of change swept across Europe. The first was protestantism: (…)cleansing spirit of ascetiscism in the face of a corrupt and worldly Catholic Church. The second was capitalism, (…) a new gospel of entrepreneurship and prosperity in the face of a stagnating feudal economy and a rigid mercantile ideology (…).
When (…) the Puritans sailed for America, they took with them this powerful cultural ideology manifesting the new ethos -this fresh and vibrant ethic capable of assuaging the yearning soul even as it succored the striving body.
41: Much of the pop cultural literature apes Puriasnism’s mood even as it debases its currency. It preaches sobriety (twelve-step programs) while encouraging indulgence (advertising and marketing), calls for temperance of character (conservative cultural critics), even as it molds behavior into a consumerist mold (conservative support for market capitalism.
42: In the new gospel of consumption, spending is holy, as saving was holy in the traditional gospel of investment.
65-66: WEBER’S RATIONAL CAPITALISM.
CALCULATING INVESTOR AND PRUDENT BOOKKEEPERS
Jacob “The Rich” Fugger: At the very moment in 1517 when Martin Luther was pinning his ninety-five theses on the doors of Wittenberg Cathedral, Jacob Fugger (“Jakob der Reich” or Jacob the Rich) was deploying a family forture that came to rival and then surpass that of the Medicis (who controlled the Renaissance supercity Florence) on the way to domeinging Europe from Rome and Madrid to London and Vienna, casting its shadow across the widening world as far as Chile, Peru, and the Orient.(…) Jacob Fugger was using his fortune to help the Papacy sell pardons -the Fuggerei, and institution conceived by Jacob in 1505 that survives into the modern days as both the oldest continuing settlement house in the world, and a landmark in the development of the idea of charitable activity as a responsibility of great wealth. “Gain, save, and give”, which was to become John Wesley’s Methoist gospel, seemed already to be permeating Jacob Fugger’s Catholic soul.
77: We can be glad Carnegie built libraries, glad that the Gateses are battling AIDS, but inequality will not end because billionaires give back some of the spoils of monopoly.
116: As the Protestant ethos once shaped a culture conducive to work and investment, the infantilist ethos today shapes a culture conducinve to laxity, shopping, and spending.
210: Still more recently, English paywrite Tom Stoppard, reflecting on middle Europe under the communitsts, has observed that it was far easier to feel free in composing samzdat works of protest against a communist regime than in composing uncontested works of dissidence in a free brougeois society where anything goes, praise or protest, as long as it earns a profit. Vàclav Havel, the Czech Republic’s theater guru cum president, has drawn similar conculsions based on his experience as poet and politician.
Yet a historically appropriate theory of liberal rights useful in freeing men from Tyranny is not so easily converted into a theory of civic participation useful in justifying democracy and grounding justice in societies hat have long been free, at least in the formal legal sense.
(…)
But nowadays, the idea that only private persons are free, and that only personal choices fo the kind consumers make count as autonomous turns out to be an assault not on tyranny but on democracy.
125: Tocqueville was worried about tyranny of the majority that could be associated with democracy, but hte psychological reality he captured beings with the fact that constraint itself is aimed not a tthe free body but the liberated consciousness. The modern typrant hopes to impede our aims, divert our purposes, and refurmulate our goals. He is not the democratic majority or the public good, he is the enforcer of consumer capitalism’s need to sell. His instrument is not the sate but the very market about whose vaunted liberty he boasts.
132: In the arena of education (…), the defects of public schooling are thoughts to be remediated by the virtues of parental choice.(…)
What do we get? The incomplete satisfaction of those private wants through a fragmented system in which individuals secede from the public realm, undermining the public system to which we can subsribe in common. Of course no one really wants a country defined by deep educational injustice and the surrender of a public and civic pedagogy whose absence will ultimately impact even our own private choices. (…)Yet aggregating our private choices as educational consumers in fact yields an inegalitarian and highly segmented society in which the least advantaged are further disadvantaged as the wealthy retreat ever further from the public sector. As citizens, we would never consciously select such an outcome, but in practice what is good for “me”, the educational consumer, turns out to be a disaster for “us” as citzense and civic educators -and thus for me the denizen of an American commons (or what’s left of it).
135: We mutter our wan complaints about a violent and salacious pop culture, even as wecount its economic blessings and (with a wink) enjoy its enticing products.
145: Parks, schools, and other formerly public institutions find it difficult to withstand commercialization. (…) Park users may welcome the improvements, and write off the advertising as a necessary cost; but the cost is “necessary” only because private users refuse as citizens to pay and appropriate taxes (the way the French do, for example) to keep up the parks publicly.
166-167: Capitalism in its late consumer phase, preoccupied with selling goods to cusomers who may never need nor desire what is for sale, is well served neither by the forms of identity embodied in the Protestant ethos, nor by the cultural identity politics of the last forty years. Hence, consumerism has attached itself to a novel identity politics in which business itself plays a role in forging identities conducive to bying and selling. Identity here becomes a reflection of “lifestyles” that are closely associated with commercial brands and the products they label, as well as with attitutdes and behaviors linked to where we shop, how we buy, and what we eat, wear and consume.
167-168:the course of the 1970s and 1980s, these new commercial identities have been to some degree generationally defined by a succession of time periods with commercial signatures. The postwar baby-boomer generation was defined by the fecundity of its defining reproductivity, but in time it reappeared in a language that defined its critical relationship to culture and consumerism- the “spoiled” Sixties generation known variously as “hippies”, the “Woodstock generation”, and “flower children”. These earlier generational categories at least referred to cultural attitudes and behaviors or demographic facturs (the “counterculture”). The following generation went temporarily unnamed, but it was eventually dubbed Gen X, it found itself defined more by commerce than by culture. Pointing to those low-birthrate offspring of the 1960s who some called self-indulgent slackers, it actually defined a generation that in cultural historian Paul Fussell’s description wanted to “hop off the merry-go-round of status, money and social climbing” that had characterized the baby boomers of the previous generatin. Gen Y succeeded Gen X and was intended to portray a generation almost entirely in terms of consumption. (…). In Japan, GenXers have been called the “thumb generation” -because those under twenty-five are defined not by the “content of their character” but by their affinity for mobile text-messaging by thumb (…). In India, young entrepreneurs identify themselves as “Zippies” (…)
168-169: These evolving demographic caategories quickly found their advertising counterparts in explicitly commercial slogans such as “the Pepsi generation” or “the Wired generation”, or by association with strong lifestyle brands(…). Branding also comes via surrogate identity television shows such as Cheers (…); Sex and the City (…), The Sopranos (…) and Desperate Housewives.
213: In the first decade of the new millenium, consumers find themselves trapped in a cage of infantilization, reinforced by privatization and an identity politics -call it an identity antipolitics- of branding.
214: Consumers are not citzens, and when a system pretends that they are, peculiar and even perverse things happen to decision making and to democracy, as well as democracy’s commitment to diversity.
(…)
The Enlightenment had created workds of liberty, privacy and tolerance unknown to earlier societies. The new liberal ideologies that helped emancipate eighteenth-century men and women were oppositional (their targets were absolute monarchy and an authoritarian church).
216: The new culture industry, purveying the myth of what I have called consumer empowerment, claimed
That standards were based in the first place on consumer’s needs…(a)circle of manipulation and retroactive need in which the unity of the system grows ever stronger”(Adorno, T. W. and H. M. . (2002). Dialectic of Enlightenment. Stanford, Stanford UP. p. 121)
260-261: Changes will come from the inside out but also from the oustide in, much as a successful therapy does. It will require action by reengaged citizens as well as by resisting consumers. The restoration of a healthy pluralism in which human values are multiple and material consumption but one in a a cornucopia of human behaviors will in fact quite precisely require a social therapy that treats our defining civic schizophrenia -a civic therapy that restores the balance between private and public, giving our public civic selves renewed sovereignty over our private consumer selves and putting the fate of citizens ahead of the fate of market. This involves both a restoration of capitalism to its primary role as an efficient and productive way of meeting real economic needs, from supply (or push) back to demand (or pull), and a restoration of the democratic public as the sovereghn regulator of our plural life worlds -of which the marketplace is just one among equals.
261: (Forms of Resistance worth exploring) These dialectical reactions include three quite specifically cultural responses to consumerism that grow out of consumerism itself. I will discuss them under the rubrics cultural creolization, cultural carnivalization and cultural jamming. They include two market-side responses that pursue public goods in privatge market ways, namely the twin strategy of corporate citizenship and civic consumerism, discussed in the final chapter.
5) Barber, B. (2010). America’s knowledge deficit. The Nation. New York. (see my own post)
Going into midterm Congressional elections that he knew wouldn’t turn out to his liking, President Obama complained that politics was tough because “facts and science and argument” do not “seem to be winning the day all the time.” He was echoing President Clinton and others who have complained that voters know more about football than political issues and, with their minds made up, can’t be “bothered with the facts.” In 2004 John Kerry voiced the same worry: “Facts, science, truth seem to be significantly absent from what we call our political dialogue.” In a New York Times “Week in Review” essay reminding us of these complaints the Sunday before the election, Peter Baker notes that many observers saw them as “elitist”—the seeming disdain of politicians for the intelligence of ordinary voters. But the real story is less about elitism or the new know-nothingism than about democracy and what I want to suggest is a novel and treacherous epistemological deficit. We already know too many Americans know rather too little. A recent Pew survey confirmed that the religious are often “profoundly ignorant about religion”—above all, their own. At least in the survey, one’s level of education was a predictor of knowledge. Not so in other domains. College students remain woefully ignorant about history and geography; year in and year out, many of my students cannot place the Civil War in the right century or Iraq on the right continent. And our beleaguered president knows all too well that 20 percent of his fellow citizens—up from 11 percent two years ago—insist he is a Muslim, and more than 25 percent doubt he was born in the United States. Not to mention all those Americans who believe 9/11 conspiracy theories (Bush did it! The CIA did it!) or that extraterrestrials hijack people (as of last year, a New England support group for abductees claimed a growing membership of 1,500). But it is not what Americans don’t know that is so pernicious to our democracy (they can always be educated); it is that they don’t know what knowing actually is. Standing in the background of Obama’s and Kerry’s complaints, as well as of our radical political polarization and the multiplication of candidates (some of whom won on November 2) making preposterous claims about witchcraft, stem cell research, headless bodies in the desert, climate change, creationism and Islam-as-inherently-evil, is this debilitating civic deficit.
We hear about the democratic deficit all the time, but it is the epistemological deficit that is putting democracy at risk. Epistemology signifies the “science of knowing” and expresses a civilizational conviction that truth, objectivity, science, fact and reason are fundamentally different from opinion, subjectivity, prejudice, feeling and irrationality. The science of knowing insists on the fundamental distinction made by the Greeks between episteme (true knowledge) and doxa (opinion or prejudice, a root of our word “orthodoxy”). The Greeks understood that there is a potent difference between knowledge claims rooted in reason, or in facts that reflect some version of a real or objective world, and the subjective opinions by which we advertise our personal prejudices. We may not always be able to agree on what counts as real knowledge rather than mere prejudice, but we can and must agree on the criteria by which the distinction is made. Indeed, our science, our society and our democratic culture depend on the distinction. Knowledge as episteme denotes claims that can be backed up by facts, good reasons and sound arguments. This doesn’t mean there is perfect truth, but it does mean there are good and bad arguments—claims that can be verified by empirical facts or rooted in logically demonstrable arguments and those that cannot be. Because democracy relies on words rather than force, reason rather than compulsion and an agreement about the value if not the substance of objectivity, it works only when we agree on the distinction between knowledge and opinion, between claims that can be verified by facts and validated by sound reasoning and subjective personal beliefs that, however deeply felt, are incapable of being corroborated or falsified. There are those who will say that democracy is simply government by the people, smart or dumb, knowledgeable or ignorant. But democracy is government by citizens, and citizenship is defined by education, deliberation, judgment and the capacity to find common ground. This is the difference between democracy as mob rule and democracy as deliberative civic engagement. Mob rule asks only for the expression of prejudice and subjective opinion. Democracy demands deliberative judgment. Yet far too many Americans, including not just many of the new Tea Party politicians but established leaders like former President George W. Bush, honestly think the difference between, say, evolution and creationism is merely a matter of opinion: you think man is descended from the apes; I think he is a creature made by God. Two competing belief systems, two forms of personal conviction equally salient. Tolerance, to Bush, means we respect both views and acknowledge their common creditability, because, after all, we both feel deeply about the matter—which means, in turn, we teach both views in our schools. * * * The trouble is that when we merely feel and opine, persuaded that there is no possible way our opinion can be controverted or challenged, having an opinion is the same as being “right.” Being right quickly comes to trump being creditable and provable, and we lose the core democratic faculty of admitting that we might be wrong, and that our views must be judged by some criterion other than how deeply we hold them. Our polarizedantidemocratic politics of personal prejudice is all about the certainty that we are right paired with the conviction that nothing can change our mind. Yet democracy is wholly contrary to such subjective certainty. To secure our liberty in a world of collectivity, we must remain endlessly sensitive to the possibility that we might be wrong. And hence to our reciprocal willingness to subject our opinions to corroboration—and to falsification. We teach evolution not because it is “true” in some absolute sense but because it is susceptible to falsification. Creationism is not, which is why evolution is science while creationism is subjective opinion—a fit candidate for belief but inappropriate to schooling. There are, of course, many issues that cannot be judged by empirical evidence or objective truth. The existence of God is one of them; the nature of justice is another. These are normative rather than empirical claims. But even in the realm of politics, where we lack empirical evidence and must argue normative opinions, there are good and bad arguments, claims that are more persuasive because they are more reasonable. The Greeks used to say “right opinion” (orthodoxia). Aristotle was especially alert to the need for a kind of practical wisdom in the political sphere, when episteme was not available. He called it phronesis and was at pains to distinguish it from mere opinion. Phronesis is not yet episteme or true knowledge but is more than mere prejudice and gives politics its relative objectivity and capacity for consensus. None of this means science is “absolutely true” or that belief is false. But what is true is that science is falsifiable and belief is not. When as an evolutionist I claim man is descended from apes and their historical/biological predecessors, I am claiming something that can be corroborated or falsified by reference to fossil records, genetic affinities, geology and other kinds of empirical data and testable hypotheses. When I claim God created man and then woman from a rib of man, there is no way to confirm or falsify the claim, no “evidence” that can counter what is a subjective belief. One claim invokes science and the possibility of rational agreement; the other, limited to incommensurable subjective beliefs, does not and may provoke violence and war. Since democracy requires that we agree (or disagree) about facts, policies and outcomes, we must have criteria by which we can rationally agree or disagree about such things. We need science not just to make sense of the world and subordinate it to our purposes but to sustain our freedom. If I claim there is no such thing as global warming (or man-made warming), I must be able to point to data and arguments that you can inspect and judge. I must be able to detach my arguments from my interests. The fact that I profit from oil sales, for example, is not a reason to argue that fossil-fuel use does not cause warming. Conversely, the fact that I benefit from alternative energy technology is not a reason to say warming is real. There must be evidence that is convincing to investors both in fossil fuel and in alternative energy. Yet what has happened to American democracy is that we have substituted opinion and prejudice for science and reason—or, worse still, no longer recognize the difference between them. Larry King can thus interview both bigger-than-life cosmologist Stephen Hawking and a psychic-for-hire who talks to the dead in a way that suggests there is nodifference in their methods. Ghost stories can appear on the History Channel next to World War II documentaries. And candidates can say just about anything impulse dictates, confident that their constituents will have neither an authoritative basis on which to judge nor any reason to think they need one. As Obama learned, many Americans are likely to associate a call for “proof”—for epistemological authority—with “elitism” and suggest that pushing “knowledge” is less a common way to put ourselves in the service of reason than someone’s private way of announcing his own supposed superiority. The great African-American author James Baldwin once said, “People who shut their eyes to reality simply invite their own destruction.” Many Americans seem to have turned reality itself into a set of television shows utterly detached from reality. Daniel Boorstin, a former Librarian of Congress, wrote, “We risk being the first people in history to have been able to make their illusions so vivid, so persuasive, so ‘realistic’ that they can live in them. We are the most illusioned people on earth.” The tyranny most corrosive to democracy is not the tyranny of money but the tyranny of illusion. As Chris Hedges says in his book Empire of Illusion, “A populace deprived of the ability to separate lies from truth, that has become hostage to the fictional semblance of reality put forth by pseudo-events, is no longer capable of sustaining a free society.” The November 2 elections were many things: a manifestation of anger and resentment, a tribute to citizen organization, a demonstration of protest politics, an invitation to polarization and a proof of the enduring role of money in politics. But they also offered distressing evidence of our emerging epistemological deficit—a long, destructive erosion of our Enlightenment faith in reason and reasoning and of our willingness to recognize that facts and good arguments must prevail if freedom is to survive. The elections sent a lot of politicians home, but the real loser was democracy.
6) (2009). Interdependence Day. Art, Religion, and the City in the Developing World of Interdependence, Istanbul.
7) Barber, B. (2010). Interdependence Day Report. SUSTAIN/Ability (in climate, culture and civil society), Berlin.
http://www.civworld.org/web/Benjamin_Barber_Berlin_Report.pdf
other Bs
8) Baggioni, D., L.J. Calvet, R. Chaudenson, G. Manessy, and D de Robillard, Montmagny. 1992. Multilinguisme et développement dans l’espace francophone: Institut d’Etudes Créoles et Francophones et Didier Erudition.
9) Bailey, Guy, Nathalie Maynor, and Patricia Cukor-Avila, eds. 1991. The emergence of Black English : Text and Commentary, African-American English: Structure, History and Use. Amsterdam and Philadelphia: John Benjamins.
Bailey, Guy, and Erik Thomas. 1998. Some aspects of African American Vernacular English Phonology. In African-American English: Structure, History and Use, edited by S. S. Mufwene, J. R. Rickford, G. Bailey and B. John. London: Routledge.
Phonology is the neglected stepchild of research on AAVE…most distinctive features of AAVE, at least at first glance, are grammatical….disproprotionately high percentage of African American to specail education classes and to speech-language therapy (Wolfram 1994, Stockman, 1995.)
Final consonant cluster reduction
substitution of /d/ for / / initially (as in dese for these)…
AAVE Speakers pronouce the word with variously as (wit, wid, wif and wiv)
10) Bailyn, Bernard. 1967. The Ideological Origins of the American Revolution. Cambridge, Massachusets: The Belknap Press of Harvard University Press.
11) Baker, Colin. 1993. Foundations of Bilingual Education and Bilingualism. Clevedon: Multilingual Matters Ltd.
12) Baker, Geoff. 1994. Stepdad gets 2 years in sex assault. The Gazette, 15 janvier.
cité par Bissoondath, N. (1995). Le Marché aux Illusions: la méprise du multiculturalisme. Montréal, Boréal, p. 103
13) Bakhtin, Michael. 1981. The dialogic imagination: Four Essays, edited by M. Holquist and C. Emerson. Austin: University of Texas Press.
quoted by Morgan, Marcyliena. 1998. More than an mood or an attitude: discourse and verbal genres in African-American Culture. In African-American English: Structure, History and Use, edited by S. S. Mufwene, J. R. Rickford, G. Bailey and B. John. London: Routledge.
14) Balibar, R., , Paris. 1993. Le Colinguisme, Que-Sais-Je?: PUF.
15) Balio, Tino. 1990. Hollywood in the Age of Television. Boston: Unwin Hyman.
16) Barnett, David, and Pru Goward. 1997. John Howard, Prime Minister.
17) Batterbee, K. (2010). Expectations mismatch in multiple-language polities. In Law, I. A. o. L. a. (ed.) 12th International Conference of the International Academy of Linguistic Law: “Language, Law and the Multilingual State”. Bloemfontein: Free StateUniversity. My notes: 2008 committee or Nortwest Legislative Assembly (half of them aboriginals) held hearings in their communities regarding the quinquennial review of the Official Languages Act of 2003….Canada has a complex language policy management situation. 10 provinces (can handle language policy). 3 territories(have to implement Federal language legislation). North West territories. Half population is aboriginal.1988 Official languages Act:intended to make sure that the rights of French were recognized under federal law across Canada. Yukon agreed. Northwest territories, on the basis of its 85% inuktitut speaking population, didn’t. 1990, Official Languages Act in the Northwest territory 6 indigenous languages…now 9 ! During a hearing , the wish expressed was that Weledeh should be recognized as an Official language of the Northwest Territories.From a linguistic point of view, Weledeh isn’t enough a variety to be called a distinct language.38% of the population speak an aboriginal language in the NWTerritories. in the cities numbers decrease considerably.Explicitely the reason is access to public funding. Implicitely, it’s jealousy from other aboriginal groups.
Batterbee created the Rights&Obligation instrument. What rights are givento whomfor what languages in what situation and domainswhat obligtion are directly imposed, on whom, for what languages, in what situation?check the website of the official NWTerritories:English or french can be used in a courtany official language can be used by any personInterpretation services can be made available to the public in certain circumstances.Recommendation: that the existing act be repealed to get away from the federal model of legislation. Need a service delivery model. Official languages act didn’t deliver!
18) Baron, Dennis. 1991. The English-Only Question: An Official Language for Americans?: Yale University Press.
19) Baubock, Rainer. 1994. Transnational Citizenship: Membership and Rights in Transnational Migration. Aldershot: Edward Elgar.
20) Bauer, Alain. 2003. Laicité, mode d’emploi: les pouvoirs publics face à l’offensive des communautarismes. Le Figaro, 17 novembre 2003, 15.
Bauer est l’ancien grand maître du grand orient de France
Voici le moments des postures et des incantations politques revenues. La multiplication des laiques de circonstances, de tout bord, pourrait apparaître comme une bonne nouvelles pour celles et ceux qui, depuis toujours, défendent une laicité républicaine. Il n’en est rien.
On peut avoir légitimement peur de la profusion de signes religieux, pas seulement musulmans, dans les étabissements scolaires, ou des contraintes imposées dans les piscines ou établissements de soins, aux femmes se retrouvant dans une certaine pratique de la foi musulmane.
Pour autant, passer d’un extrême, le délitement volontaire des principes laiques depujis 50 ans, à un autre, une pseudo-laicité du rejet, ne peut pas apparaître comme un progrès. Cette régression, cette réacton, est d’abord, le plus souvent le signe de la peur. Il est d’ailleurs significatif de constater qu’en quelques lignes, on passe de l’expression d’une législation contre “les signes religieux et politiques” à la révélation du fond véritable: “une loi conre le voile”. Entendre le message des enseignants, des soignants, des élus, des citoyens confrontés à la manifestation publique d’un mouvement lontemps souterrain, est nécesaire. Trouver les moyens de répondre à ce questionnement est indispensable. Favoriser les extrémismes religieux de toutes origines, souvent subventionnés pour des raisons qu’on n’ose assumer, serait la pire des attaques contre la laicité.
La laicité n’est pas revancharde. Il ne s’agit pas, ou plus, de venger l’échec de 1983 et de la tentative de mise en place du grand service public unifié de l’éducation nationale. Il est temps de poser les termes du débat et d’affirmer la loi de 1905 comme base du règelement des problèmes qui se posent, par le dialogue, l’autroité de la République et le refus de l’exclusion ou de la création d’un enseignement privé encore plus communautarisé dont on se demandera avec effroi, dans 15 ou 20 ans, par quel aveugement, on a pu laisser se créer un tel monstre.
Il est sans doute nécessaire de corriger les effets de la loi de 1989 sur les droits des lycéens en affirmant l’interdiction de tout signe politique, religieux ou autre dans l’espace scolaire (tout en se posant quelques questions sur les modes opératoires d’un tel texte face au keffieh ou à l’abus de système pileux…). La France n’est pas (encore) la Turquie. Mais on ne pourra faire l’économie d’une réflexion sur la sanction en trouvant le moyen de ne pas exclure mais de convaincre. La révision du système disciplinaire de l’éducation nationale s’imposerait également.
Afffirmer que ce dispositif dans le service public nécessite de poser les termes du contrat avec le secteur éducatif privé, notamment sur la définition, en core inconne, du “caractère propre”.
De ce point de vue, l’effet pervers de l’exxclusion qui permettrait la mise en place d’un no9uvel espace scolaire de substitution n’est pas admissible. On en pourra faire l’économie d’une application globale du texte, tout en évitant que4lques confusions honteuses comme l’autorisaiton d’ouvrir des classes dans des édifices religieux.
Trouver les moyens de régler par la même occasion quelques “curiosités” historiques comme le statut de la Guyane (qui salarie les représentant d’un seul culte), de la Polynésie française, de Wallis-et-Futuna (qui n’appliquent pas la loi de 1905) comme cela a été réalisé pour le statut civil des femmes à Mayotte cette année constituerait un progrès considérable pour la Répub lique et celles et ceux qui en défendent les valeurs.
Enfin, au delà du débat complexe sur le concordat en Alsace Moselle, système suranné et obsolète qu’il faudrai un jour véritablement aborder, la suppression de l’obligation de dérogation imposée aux familles qui ne souhaitent pas que leurs enfants suivent le catéchisme obligatoire d’une des 5 églises “reconnues” permettrait d’aligner la situation locale sur les considerations utiles du Conseil constitutionnel quant à l’apprentissage de la langue corse.
Il n’est pas possible, à quelques mois du centenaire de la loi de 1905, que le gouvernement n’a toujours pas décider de célébrer, de transformer la laicité française en instrument de guerre contre un seul culte.
Depuis 1928 et la création de la Mosquée de Paris, la République respecte le libre choix des citoyens quant à leurs croyances, tout en garantissant un espace public qui se refuse à s’aligner sur une, ou plusieurs , “religions d’Etat”. La loi de séparation est d”abord une loi de liberté contre toute imposition d’un culte obligatoire. Les laiques sont les défenseurs d’une école qui forme des citoyens libres, pas d’une usine de reproduction du pareil au même. Le courage n’est pas de céder à la facilité d’une prise de position d’un instant mais de créer les conditions d’une laicité aux couleurs de la république.
(,,,)
On dit souvent que les derniers des convertis sont souvent les pires des croyants. Il semblerait que les conversions laiques spontanées relèvent du meme esprit.
La voie de la liberté et de l’émancipation pourrait ainsi passer par une modificatoin du Code de l’éducation nationale renforçant les dispositions des règlements intérieurs sur les tenues vestimentaires en leur conférant la force de la loi, tout en soulignant l’obligtion du dialogue. Ce dispositif pouvant être décliné sur l’ensemble du secteur public et sous cntrat, non seulement éducatif mais également sanitaire et social. L’obligation faite aux personnels publics (…) pouvant également être rappelée plus fortement.
C’est en utilisant la loi de 1905, en corrigeant les inteprétations erronées de textes instables, en mettant fin aux errements d’un demi-siècle de délitement de la laicité française, qu’il semble possible d’avancer sans donner des armes aux extrémistes de tout bord qui, usurpant les valeurs de la République, cherchent en fait à l’affaiblir.
21)) Baugh, A., and T. Cable. 1993. A History of the English Language. 4th ed. Englewood Cliffs, New Jersey: Prentice-Hall.
22) Baugh, John. 1983. Black Street Speech: its history, structure and Survival. Austin, Texas: University of Texas Press.
23) Baugh, John. 1988. Language and Race: Some Implications for Linguistic Science. In Linguistics: The Cambridge Survey, edited by F. Newmeyer. Cambridge: Cambridge University.
reference from Baugh, J. (1999). Out of the Mouths of Slaves: African American Language and Educational Malpractice. Austin, Texas, University of Texas Press. in the chapt.8 on Changing Terms of Self-reference among American Slave Descendants
24) Baugh, John. 1993. Black Street Speech. Austin, Texas: University of, Texas Press.
25) Baugh, John. 1997. What’s in a name? That by Which We Call the Linguistic Consequences of the African Slave Trade. The quarterly of the National Writing Project (19):9.
reference from Baugh, J. (1999). Out of the Mouths of Slaves: African American Language and Educational Malpractice. Austin, Texas, University of Texas Press. in the chapt.8 on Changing Terms of Self-reference among American Slave Descendants
26) Baugh, John. 1998. Linguistic, Education, and the Law: Educational Reform for African-American Language Minority Students. In African-American English: Structure, History and Use, edited by S. S. Mufwene, J. R. Rickford, G. Bailey and B. John. London: Routledge.
283: The “case” referred to -the 1979 Ann Arbor case argued before Justice Joiner has come to be known as the Black English Trial. Eleven African American plaintiffs had been placed in remedial special education classes based on pathological linguistic evaluation that failed to take into account their linguistic heritage as speakers of African-American vernacular English (AAVE). Although Justice Joiner ruled in favor of the plaintiffs, he did so based on the issue of “teacher training” and left the matter of “linguistic classification” unresolved. Should African-American children who speak standard English be considered as language minority students, which was advocated by the Ebonics resolutions that were adopted by the Oakland School Board in their controversial resolutions of 18 December 1996 and 15 january 1997? Based on Judge Joiner’s ruling one must conclude they should be.
Why? Because their native dialect represents a “language barrier” to full participation in school.
284: We need language policies that will ensure that students who are not native speakers of Standard English will not fail due to linguistic neglect.
The cases that brought these matters to law and educational policy were Plyer v. Doe, 457 US 202 (1982) and Lau v .Nichols, 414 US 563 (1974). Plyer v. Doe RESULTED IN A DECISION THAT REQUIRED STATES TO PROVIDE FREE PUBLIC EDUCATION TO UNDOCUMENTED IMMIGRANT CHILDREN and Lau v .Nichols, is the famous Supreme Court Case that called for school district to tend to the needs of LEP students through educational services that would be tailored to their linguistic needs. Both cases have been instrumental to the development of subsequent policies in support of viours forms of bilingual education.
Although a great deal has been written recently regarding educational reforms for language miinority students, emphasis is placed on LEP students. There is little scholarly acknowledgement of the tremendous ambiguity of section 10.2.1. The clearest evidence of this fact can be found in Judge Joiner’s remarkes.. As indicated above, his ruling was based on Tile 20 of the 1974 Equal Educational Opportunity Act. more precisely, section 1703 (f) of Title 20 was cited: however, this statute was originally writen to bolser Title VI and bilingual education.
The essential point boils down to the fact that 1703 (f) was n ever intended to apply to non-standard English; authors of the provision felt they were serving the needs of traditional language minority students. Judge joiner’s decision, to base the entire case of “20 U.S.C. 1703 (f)” has extraordinary implications for the education of African-American students (…)
10.2.1. Legal summary
286: Current regulations exclude most AAVE speakers from funding for language minority students because English is their native language.
10.4. Linguistic implications derived from the Black English Trial.
A distinguished panel of linguistic and educational experts affirmed the grammatical coherence of AAVE during the Black English T rial, which was strongly reaffirmed through a 1997 resolution by the Linguistic Society of America.
Brown v. Board in 1954 was hailed as the case that would lead to educational equity for African Americans, and other minority students of color.
These matters are further complicated by the fact that considerable linguistic diversity exists within every racial and ethnic groups in the US. Slave descendants have a unique linguistic history, however, when compared with every other group that has migrated to the US. As forced immigrants, what Ogbu (Ogbu, J. (1978). Minority Education and Caste. New York, Academic Press., Ogbu, J. (1992). “Understanding multicultural Education.” Educational Researcher 5(14): 24.) has called “involuntary caste-like” minorities, slaves did not have the linguistic luxxury of a gradual transition to English. Whereas the typical European immigrant came to the US with fellow speakers of their native language,(…), to maintain a family, to attend public schools (…) slaves were linguistically isolated upon capture (…),were reduced to immediate sale, a practice that destroyed many black families, were denied education by law and after emancipation, were subject to inferior education under strict policies of educational apartheid.
27) Baugh, John. 1999. Out of the Mouths of Slaves: African American Language and Educational Malpractice. Austin, Texas: University of Texas Press.
xiii: PREFACE:The world was vriefly transfixed on the linguistic
consequences of American slavery after the Oakland school board passed
a resolution declaring Ebonics to be the official language of the 28
thousand African American students enrolled in that district.
The Afro-centric scholarship that gave rise to Ebonics eventually
collapsed undeer the combined weight of political pressure and the
untenable linguistic hypothesis that a speech community can be
defined in racial terms.
The Linguistic Society of America (LSA) entered the fray in January
1997, adopting a resolution that affirmed the linguistic integrity and grammatical coherence of African American English(AAVE), but these efforts were misunderstood by many in the general public who dismissed the scientific foundations of the LSA resolution as a mere evidence of an academic exercise in political correctness. Several critics presented demeaning portraits of liguistic analyses pertaining to American slave descendants. Ironically studies of AAVE are among the most advanced of any branch of sociolinguistic inquiriy by virtue of the factg that several of Labov ‘s (Labov, W. (1972). Language in the Inner City: Studies in the Black English Vernacular. Philadelphia, PA, University of Pennsylvania Press.// Labov, W. (1972). Sociolinguistic Patterns. Philadelphia, University of Pennsylvania Press.) seminal linguistic contributions are derived from studies of linguistic change and variation among African Americans.
Part 1: ORIENTATION 3: SOME COMMON MISCONCEPTIONS ABOUT AFRICAN AMERICAN VERNACULAR ENGLISH Language is complex, and mastery of it too often tanken for granted. Linguists and psychologists have demontrated that the miracle of child language acquisition is uniquely human. All normal children in every society learn to speak without the aid of formal instruction. In American we find 3 groops of language learners: those who learn standard English as their first language, those who learn a nonstandard dialect of English natively, and those who do not learn English as their mother tongue. Immigrants to the United States arrive typically with little money and no knowledge of Enlgish, often preferring to speak only owth others who share fluency in their mother tongue -not because they are lazy but because learning a second language can be difficult, especially if you do not access to English language instruction. Having experienced linguistic prejudice firsthand, most of these first-generatoin immigrants insist that their children become "real" Americans by learning English. (4) It is rare to find Americans who, after three generations, have preserved their ancestral language, particularly to the exclusion of English. (Joke about trilingual, bilingual...and Americans) What distinguishes linguistic evolution of Enlgish in the United States is the concentration of various dialects on the East Coast, and a so-called general American dialect in the West and the Midwest. Also contributing to the evolution of American English was the migration of blacks from the South after the Civil War to urban areas of the north. They took their Southern speech patterns with them, including al of the unique linguistic forms that had been incorporated into the grammatical structure of speech among slaves. Unlike most white immigrants to urban centers, who eventually adopted local dialects, balcks generally remained isolated in impoverished ghettos and as a result, retained their dialect. This physical isolation contributed to linguistic isolation and the mainenance of African American vernacular English (AAVE). 4-5: The common stereotype is that nonstandard speakers, including many blacks, could speak "properly if only they put a sufficient effort. This view, while perhaps understandable, is woefully uninformed and simplistic. It fials to recognize the unique status of AAVE or the linguistic consequences of slavery. while most immigrants were able to continue to speak their ancestral language in ethnic ghettos, slaves were torn from their native communities and immediately isolated from others who shared their language. (...) Historically, it was illegal to teach slaves to read and write, effectively denying them access to litereate standard English: this unfortuante facthas also deepened the lingusitc abyss between AAVE nad standard English. Many speakers of black English view this dialect form an entirely different perspective: they value it. THeir personal and cultural identities are closely linked to the language of their friends, family, and forebears. AAVE symbolizes racial solidarity. As long as the adoption of standard English is percieved to be an abandonment of black culture, and African American verancular will continue to survive, and it will do so despite perceptions that black speech is ignorant. 6: Several linguistss also view black dialects from a different perspective; they see a coherent language system. For example, in AAVE we observe sentences like the following, with be: they be standin on the corner. He be talkin when the teacher be talkin. From a linguistic point of view, this use of be performs grammatical work. In African American vernaucular these sentences convey habitual activities. By contrast, the stand form is will be used instead of be to convey momentary actions. The difference between "He be happy" and "He is happy" is that the latter conveys a momentary state while the former refers to a perpetual state of happiness. Imagine the confusion confronting a black child in school who is trying to use standard English to convey a habitual state or event. Under such circumstances it would be difficult for the child not to use his or her native grammar. Be provides a grammatical tool that is unavailable to speakers of standard English. In addition to all that AAVE shares with other dialects of English, it has unique grammatical forms that serve important communicative funtions: it is far from being an impoverished dialect. 7:Chap.2: Language and Race: some Implicatoins of Bias for Linguistic Science The relationship between language and racial groups has both a biological and political dimention. The biological dimension first emerged historically as distinct genetic characteristics evolved among various human tribes in relative geographical isolation. Thus in the tiypcial case, language and race were originally correlated directly. 8: This linguistic ideal of equality among lanugages and the various races has never been reflecte din social terms. 9:Jensen's hypothesis and the Linguistic Society of America response Linguistic science is uniquely equipped to redress the lanaugage dimention of morally indefensible racist ideologies wherever they are found. While linguists, of cours, have no special expertise on the political factors that support racism, they are in a unique position to expose racially loaded fallacies about language and mind. The most notorious is Arthur Jensen's (Jensen, A. (1969). “How Much Can We Boost IQ and Scholastic Achievement?” Harvard Educational Review(39): 1-123.)'s claim that black children are intellectually inferior to white children on genetic ground. Since Jensen's notions were based in part on fallacies about black language, linguists were ideally suited to combat them. And they did just that. The Linguistic Society of America (LSA) in 1972 endorsed a widely publicized resolution by Antony Kroch and William Labov that exposed the flimsy intellectual basis of Jensen's ideas. (Quotes the whole declaration of Kroch, A. and W. Labov (1972). “Resolution in Response to Arthur Jensen (1969).” Linguistic Society of America Bulletin: 17-18., cf. [Kroch, 1972 #645]) PART 2: THE RELEVANCE OF AFRICAN AMERICAN VERNACULAR ENGLISH TO EDUCATION AND SOCIAL POLICIES 17: Many African American students do not feel, or have not felt, that schools are truly beneficial to their lives, and many African American parents have personal memeories of racist encounters in schools. 41: Chap.5: Educational Malpractice and the Ebonics Controversy The Ebonics controversy that attracted global attention early in 1997 serves greatly to amplify concerns regarding African American miseducation (cf. [Dewey, 1938 #646] because -unlike Oakland's Ebonics venture -many educators now seek to avoind linguistic controversy, particularly pertaining to African American students and their combined legacy of racial discrimination and educational apartheid. 42: As a son, and grandson, of lifelong public school teachers I routinely overheard discussions at our kitchen table regarding African American vernacular English (AAVE), or ebonics, and educational malpractice, although they were not stated in these terms. 44: The Ebonics controversy focuses narrowly on the linguistic welfare of African American students, but it provides the basis upon which to consider combinations of related issues that extend the frames of educational malpraxis to individual students, that is, beyond language. The 1979 "black english trial" provides the strongest legal precedent regarding Ebonics, along with other eudcational programs and related court rulings based on race. 57: The Oakland Ebonics controversy The preceding legal cases find common ground inthe controversy that swept the nation after the Oakland school board voted unanymously on December 18, 1996, to declare Ebonics the official language of twenty eight thousand African African American students who attend public schools in the district. The original resolution, which was supported by a policy statement, claimed that Ebonics "is not a black dialect or any dialect of English". That statement, and others, proved to be so controversial that the board adopted a revised resolution on January 15, 1997, that conceded that Ebonics "is not merely a dialect of English". Ultimately the board decided to abandon Ebonics altogether. 57-58: Ebonics was introduced with specific reference to African American students despite the facts that many other students who are not black also speak nonstandard English. Without drawing specific attentionto the relevant linguistic detials, some proponents of Ebonics - quite inadvertently - perpetuated uninformed linguistic stereotypes regarding AAVE through oververt racial classification. The designation of 28'000 students in Oakland as speakers of Ebonics appears to be based on their race, and not derived from any form of direct linguistic evaluation. The case of Hoffman vs. Board then becomes relevant, where test procedures failed to meet the educational needs of an indivudual students. Imagine, if you will, the potential legal implications confronting a school district that makes sweeping generalisations about the linguistic classification of an entire racial group of students without some form of linguistic evaluation (flawed though such evaluation might be). I believe it was -at least partially- the lack of any suitable linguistic test or other educational diagnostic that forced Oakland educator to ultimately discard Ebonics: once burned, they stepped back from the public firestorm ignited by their December 18, 1996, resulution. The Ebonics controversy has made clear the need to find some way to reform education so as to allow educators sufficient flexibility to introduce new experimental programs to enhance standard English proficiency among SENN (Standard English is Non-Native) students, be they African American or from some other racial background, and to be able to do so without fear of malpractice litigation. And although the black English trial criticized the combined efforts of speech clinicians and educators that identified African American plaintiffs in the 1979 case as being "linguistically handicapped", it would seem that Oakland educators, along witht he other sixteen school districts that participate in California's SEP (Standard English Proficiency) program, would concur that their African American students who are SENN are "linguistically disadvantaged" although this disadvantage is more properly viewd as a social handicap that resuts from prevailing linguistic prejeudice against vernacular AAVE and is not a pathological linguistic disability shared by the disproportionaltely high nubmer of African American students who are enrolled in special education classes and bilingual education classes in diffeernt locations across the country (note 2: according to Culhane (Culhane, J. G. (1992). “Reinvigorating Educational Malpractice Claims: A Representational Focus".” Washington Law Review 2(67): 349-414.). 67: CHAPTER 6: LINGUISTIC DISCRIMINATION AND AMERICAN JUSTICE 68: The situational dimension of linguistic prestige My previous research on African American Vernacular English (AAVE) demonstrates a pragmatic response to the preceding paradox; adult AAVE speakers shift linguistic styles depending on the circumstances (cf. Baugh, J. (1983). Black Street Speech: its history, structure and Survival. Austin, Texas, University of Texas Press.). Although style shifting is common everyhere, nonstandard speakers exhibit a greater degree of linguistic variation compared with standard speakers. 72: Bilingualism and bidialectalism My purpose here is to focus on those problems that arise from our linguistic diversity. An important distinction in linguistcs is made between bilingualism and bidialectalism. This distinction is useful in examining the treatment of minority communities within the U.S. legal system. Bilingual individuals (e.g. many Hispanics) speak two different languages; bid speakers (e.g. some American blacks) can shift dialects or style within a single language. Let me illustrate these distinctions among some well-known black personalities: Bryant Gumpel speaks standard English, Richard Pryor is a bidialectal speaker, and the young Louis Armstrong and Joe Frazier spoke nonstandard Black English. 79: CHAPTER 7: THE POLITICS OF BLACK POWER HANDSHAKES 80:Like spoken or sign language, a handshake has a meaning transmitted in a clear, defined way, with its own "grammatical" structure. (...) and just as conversation requires knowledge of a common language, handshakes require knowledge of shared norms. Many black Americans continue to use and develop elaborate new handshakes that demonstrate solidarity under special circumstances. 86:CHAP. 8: CHANGING TERMS OF SELF-REFERENCE AMONG AMERICAN SLAVE DESCENDANTS "Why don't the blacks make up their minds? The whole subject is becoming tiresome. They chose black because they did not like Negro" From Valparaiso, Indiana, to Ann Landers, April 1989. As one who began to reintroduce the term African American before the Reverend Jesse Jackson formally called for this adoption (cf. Baugh, J. (1988). Language and Race: Some Implications for Linguistic Science. Linguistics: The Cambridge Survey. F. Newmeyer. Cambridge, Cambridge University. 4: 64-74.), I didn't anticipate the sudden impact that he ould have on this linguistic change in progress. During ceremonies in honor of Dr. Martin Luther King, Jr., Jackson stated, "Just as we were called colored, but were not that, an then Negro, but not that, to b e called black is just as baseless. Every ethnic group in this country has reference to some cultural base. African Americans have hit that level of maturity " (Jackson, J. (1988). Speech at Ceremonies in honor of Dr. Martin Luther King, Jr.). 151:CHAP. 13: RESEARCH TRENDS FOR AFRICAN AMERICAN VERNACULAR ENGLISH: Anthropology, Education, and Linguistics. In my view, Linguistic science is socially active, In much the same manner that physicists challenged European and Asian fascism during WWII, linguistis can challenge racism, poverty and uninformed linguistic chauvinism. This chapter is intented forreaders who would like to knwo more about African American Vernacular English (AAVE). The following survey is not comprehensive; it offers intellectual bridges for thos who share my belief that linguists, and other concerned scholars, have an obligation to contribute to the equitable relieve of citizens who are less fortunate (see Labov, W. (1982). “Objectivity and commitment in linguisitic science: the case of the Black English trial in Ann Arbor.” Language in Society 11(2): 165-201.; Rickford, J. R. and A. Rickford (1995). “Dialect Readers Revisited.” Linguistics in Education(7): 107-128.). On December 18, 1997, the Oakland school board radically altered public perception of the linguistic legacy of American slavery when they voted unanymously to adopt a resolution declaring Ebonics the official language of the 28'000 African American students who attend school in that distric. Most people, including linguists, were caught fof guard by this Afrocentric classification that claimed to share no genetic affiliation with standard American English. 152: When Bloomfield (Bloomfield, L. (1933). Language. New York, Holt.) first spoke of AAVE, he did so from two perspectives; he confirmed that some viewed it as "bad" or "vulgar", although linguistis preferred the more neutral term "nonstandard English". Many people still share misguided perceptions of AAVE, especially in the wake of the Ebonics controversy (cf. chap.1, Baugh, J. (1997). “What's in a name? That by Which We Call the Linguistic Consequences of the African Slave Trade.” The quarrterly of the National Writing Project(19): 9., Labov, W. (1972). Language in the Inner City: Studies in the Black English Vernacular. Philadelphia, PA, University of Pennsylvania Press. Shuy, R., Ed. (1964). Social Dialects and Language Learning. Champaign, Illinois, National Council of Teachers of English. Wolfram, W. (1969). A sociolinguistic description of Detroit Negro speech. Washington, D.C., Center for Applied Linguistics. Fasold, R. (1972). Tense marking in Black English. Washington, D.C., Center for Applied Linguistics. and Stewart, W. A. (1967). Sociolinguistic factors in the history of American Negro dialects. Florida FL Reporter: 11. were among the fist linguists to analyse AAVE as a coherent linguistic system worthy of scholarly attention. 155:Educational Foundations for the Study of AAVE Segregated schools were outlawed in Brown v. Board (1953) 157:Anthropologically oriented studies of AAVE Mitchell-Kernan (Mitchell-Kernan, C. (1969). Language behavior in a black urban community. Berkeley, California, Language Behavior Research Laboratory.) offered yet another perspective on African American styles of communication, and her work revealed some important sexual differences in speaking styles. 167:Glossary AAVE:AFRICAN AMERICAN ENGLISH VERNACULAR ENGLISH AFDC:AID TO FAMILIES WITH DEPENDENT CHILDREN ASD:AMERICAN SLAVE DESCENDANTS Creole: a new native language born of two or more languages in contact (see pidgin) ENN: English not native ERIC: Education Research Information Clearinghouse ESL: English as second language HPE: Hawaiian pidgin English LLSA: Linguistic Society of America pidgin: The linguistic product of contact between two or more languages hat has no native speakers. SE: Standard English SENN: Standard English is not Native SEP: Standard English Proficiency program Special Education: Federal-to-local educational programs for children with disabilities SVE: Southern Vernacular English Title I: Federal education programs for children in poverty. Title VII: Federal Funding for local educational programs for language minority students VAAC: Vernacular African American Culture.
28) Bearak, Barry. 1997. Between Black and White. New York Times, July 27, sec.1, p.1.
29) Beck, U. (2006.). Qu’est-ce que le cosmopolitisme? Paris, Aubier.
cf. also my links.
30) Becker, Gary. 1957. The Economics of Discrimination. Chicago: University of Chicago Press.
Quoted by FRANCOIS GRIN
31) Becker, Gary. 1976. The Economic Approach to Human Behavior. Chicago: University of Chicago Press.
Quoted by FRANCOIS GRIN
32) Bédarida, Catherine. 2000. Ahmadou Kourouma, le guerrier-griot. Le Monde, Mercredi 1er Novembre 2000, 15.
"Puisque nous, Africains, il nous faut faire notre demeure dans le français, nous faisons des efforts pour africaniser le français, nous faire une chambre où nous serons chez nous dans la grande maison qu'est la langue de Molière" confiait Ahmadou Kourouma à la revue Le Serpent à Plumes (No. 8, 1993).(...) Etudiant, il découvre une autre littérature: Balzac, Proust et, surtout, Céline. "Depuis Rabelais, personne n'a travaillé la langue comme lui. Il a fait du fran%ais du petit peuple, des marges, le français essentiel" Kourouma a lu et relu Voyage au bout de la nuit, le reprenant chaque fois qu'il commence l'écriture d'un de ses romans, le faisant lire à ses enfants. "Son désespoir me plaît". De Voyage au bout de la nuit, Kourouma retient entre autres que la langue française n'est pas un tombeau gardé par l'académie, mais un humus propre à l'invention verbale.. Dans Les Sleils des indépendances, il introduit des tournures malinkés, d'une façon qui reste toujours compréhensible pour les lecteurs étrangers. (...) Après avoir admiré les Vietnamiens dans sa jeunesse, il se passionne aujourd'hui pour le Japon. "Les Japonais sont des animistes comme nous. Ils ont su conserver leur intégrité et leur culture, tout en adoptant la technologie, estime-t-il. Les Africains croient toujours que leur culture est un frein au développement. L'exemple du Japon montre que l'on peut être à la fois informaticien et animiste, ou musulman, ou catholique".
33) Beeson, Mark. 1997. Australia, APEC, and the Politics of Regional Economic Integration. Asia Pacific Business Review ( 2.1).
34) Behr, Edward. 1995. Une Amérique qui fait peur: la liberté est-elle devenue l’instrument d’une nouvelle tyrannie? Paris: Edward Behr et les Editions Plon.
« On ne peut véritablement parler d’’insularité », car à l’époque où ce mot était à la mode, il impliquait un choix -l’insularité contraire du mondialisme. La certitude a succédé au choix et le nouveau cursus universitaire américain -réduisant l’importance culturelle et historique occidentale au profit du multiculturalisme, des études féministes et africanistes- n’a rien arrangé. A l’heure actuelle, s’impose la toute nouvelle political correctness ou PC, qui occupe le devant de la scène et l’Amérique ignore trop souvent ce qui se passe ailleurs dans le monde, sauf les phénomènes qui pourraient relever de la PC. C’est parfois le cas au Canada(…) »
35) Bell, David V.J. 1992. The roots of disunity : a study of Canadian political culture. Toronto: Oxford University Press.
36) Bell, Pat. 1999. Jokes on Ebonics.
Objet: Re: EBONICS 101
Date: Thu, 16 Sep 1999 12:53:19 +0200
De: Romy <romy@worldcom.ch>
A: pbell@okstate.edu
Références: 1I loved it . Some were familiar, but some were quite new to me!!!!…I’ll
remember to borrow some when I need to explain grammatical structures without sounding borin’
Big hugs, Lady,Daphne
pbell@okstate.edu a écrit :
After recalling our conversation on Ebonics, I decided to share this little inside joke with you. This is a typeof joke that circulates among African Americans (and some others) about Ebonics. Let me know if you were able to understand the joke. There are a number of different versions of the same joke.
Subject: EBONICS 101
Here’s a chuckle for the day. –Hazel
Once again Leroy was asked to do a simple homework assignment. Still befuddled by the whole school thing, Leroy is a trooper. He was given yet another set of vocabulary words to use in sentences
Here’s what he handed in:
1. HONOR ROLL – We was playin bidwiz on the stoop the other day,man I was HONOROLL.
2. PLANET – I know this dude who got arrested cause he gothim some seed to grow weed, and he PLANET in the backyard.
3. DISMAY – I went for a blood test, the doctor pulled out a big needle. He said DISMAY hurt a little.
4. OMELETTE – I should punch you dead in the eye for what you just said but OMELETTE this one go this time.
5. STAIRWAY – Getting high is stupid. It just make you STAIRWAY into space.
6. MOBILE – I went to the store to buy some food, I was short on cash, my man said gimme one MOBILE.
7. DEFENSE – I saw this dude running from the cops, but he hopped DEFENSE and got away.
8. AFRO – I got so mad at my girl, AFRO a lamp at her.
9. AFTERMATH – I don’t feel like being at school today so AFTERMATH, I’m out.
10. LOCKET – I slam the door so hard, I LOCKET.
11. DOMINEERING – My girl’s birthday was yesterday, I got her a DOMINEERING.
12. KENYA – I needed money fo the subway, so I axe a stranger KENYA spare some change.
13. DERANGE – is where da deer and antelope play.
14. DATA – At my basketball game, I scored thirty points. My coach said DATA boy.
15. BEWARE – I asked the man at the unemployment office, “Is dis BEWARE I get a job?”
16. DIMENSION – I be tall, dark, handsome and not DIMENSION smart.
17. COATROOM – The judge said, “One more outburst like that, you’ll be thrown out de COATROOM.”
18. DECIDE – My boy frontin’ like he love his girl but eribody know he got a couple of chicks on DECIDE.
37) Bencomo, Clarisa, and Elliott Colla. 1993. Area Studies, Multiculturalism, and the Problems of Expert Knowledge. Bad Subjects Web Page (5).
Over the last fifteen years, critiques of ‘area studies’ programs have become commonplace among
‘enlightened’ circles, thanks in part to exposes of the uses and abuses of the kinds of specialized knowledge these programs produce. These critiques have typically focused on the ways in which colonial discourse constructs colonized subjects as Others suitable for domination while at the same time collating ‘data’ useful for the management of those Others. In reaction to this production of knowledge in the service of colonialist management, many of us have seized on ‘multiculturalism’ as a means of winning control of that knowledge in order to fight racism and promote post-colonial interests. We see multiculturalism as the logical local extension and application of the projects of political and cultural ‘decolonization’ taking place since the 1950s in the so-called Third World.
Given such divergent histories and goals, one would expect multiculturalism to stand in stark contrast to area studies programs, which were after all the products of and reactions to the end of the colonial era. But how different are area studies and multiculturalism, and how well has the latter been able to overcome and correct the abuses of colonial knowledge? Has multiculturalism’s focus on issues of textual representation been at the expense of exploring the contexts in which representation takes place? By focusing on the similarities that link colonial-era ideas and institutions with their post-colonial reactions and readjustments, we hope to flesh out what we see as dangerous blindnesses in the multicultural project.
Area Studies: You are what I say.
By ‘area studies programs’ we mean those programs which came into maturity during the main period of historical decolonization (the 1950s and 1960s) and provided the framework for U.S. studies of non-European cultures. Although neither real independence nor actual decolonization took place during this period, imperialism did become a more complicated matter: these former colonies were given some semblance of autonomy and independence while their colonizers were compelled to carry on their work in less obvious ways. Neo-colonialism necessitated a more efficient, more informed management. Enter area studies programs, intended to provide interdisciplinary approaches to studying the cultures of the newly independent ‘nation’ states. ‘Culture’ promised to be a useful tool that would better implement and sell development projects: ‘You see, their society is based on kinship relations and therefore we must… ‘ Later, when these same projects failed, similar moves were made to explain why they were doomed from the start: ‘You see, their society is based on kinship relations and so they can’t…’
But how interdisciplinary did these programs become? While some area studies programs did emerge ‘spontaneously’ to fit the new needs, many others were formed as extensions of previously existing language studies departments. In the social sciences, we find disciplines based in understandings of culture (anthropology), micro-political relations (sociology), or macro-political relations (political science); and in the humanities, disciplines are divided by language group or artistic medium. Contrastingly, in area studies the only explanation for the ‘areas’ under study is the First World’s geopolitical ordering of the globe: it’s only when we hold the programs (Middle Eastern Studies, African Studies, East Asian Studies, etc.) up to the light of geopolitics and foreign policy that we become able to see the logic that brings together the likes of Iran, Turkey and Egypt in a monolithic ‘Middle East’, despite their many linguistic, religious, ethnic and cultural differences.
Such a conception of the world would seem to demand an interdisciplinary approach. Instead what we see is a proliferation of a-disciplinary area studies programs which are deficient in the theoretical underpinnings that characterize other departments, and yet qualify as disciplines in the worst possible sense of the term: by narrowly defining the range of legitimate discourse and acceptable speakers.
The practical reasons for this apparent contradiction are simple enough: despite their best efforts to order and homogenize phenomena that fall within the borders circumscribed by colonial mapping, these programs’ territorially-specific nature limits their ability to produce any theory because they describe phenomena in local terms, while the processes that produce those phenomena are actually global in character. In order to justify its existence as a distinct discipline, each ‘area’ has to be an exception to the rules that might apply to any other ‘areas’. More paradoxically, there is a tension inherent to area studies programs: on the one hand each area is judged according to universal models (‘development theory’, ‘the literary’, ‘kinship’, etc.), while on the other hand each area, as an epistmologically distinct territory, is always an exception to universal theories. Disciplines based in broader theoretical concerns can talk to each other; area studies programs, with their concentration on local knowledge, cannot. If traditional disciplines are characterized by their existence inside a field of theory, the only ‘fields’ area studies produce are geographic.
It’s only when knowledge is, or is made to appear, so specialized and insulated that ‘experts’ can exist. In the extreme version, ‘peripheral’ states and their cultures are dissected and explained by mostly Western scholars for the benefit of American audiences (undergraduate classrooms, congressional commissions, CNN viewers, etc.). This ‘knowledge’ is also projected back to the ‘area’ of study in the form, for example, of U.S. foreign policy and military intervention, or contained in development programs and business practices. The area studies specialist — the expert — mediates this process. (We can differentiate between two types of experts who dominate this field: the media/political experts, like Fuad Ajami or Henry Kissinger, who may well be ‘academics’ of sorts, and who claim to actually represent the people of ‘areas’;and the scholarly experts, like Princeton’s Bernard Lewis or Berkeley’s Muhammad Siddiq, who, while they may or may not make claims to represent living people, do so indirectly by presenting texts and ideas as their stand-ins.) As area studies students, we have had the rare opportunity to study with an assortment of scholars whose expertise has had to be both wider and more focused than one would expect to find in other fields: we have studied with ‘Arab Politics’ experts (could there be experts in ‘European Politics’?), ‘Third World Revolution’ experts (are there ‘First World Imperial Stability’ experts?) and ‘Arabic Literature’ experts (imagine an expert in ‘European Literature’ whose field of expertise would have to encompass Cicero,Beowulf, Shakespeare, Cervantes, Goethe, Voltaire as well as Eco and Adrienne Rich). Critics like Edward Said have already gone through the theoretical and political implications of such ‘expert knowledge.’ What we would like to add is that from our perspective as students and underlings of ‘the profession,’ these expert conditions lead to two things: superficiality and a lack of real debate. Classroom discussions tend to devolve into an exchange of ‘cases’ (‘In the village I studied…’) while the papers presented in journals and conferences are either so specialized (‘The Use of the Particle ‘qad’ in 9th Century Courtly Poetry’) or so generalized (‘Politics and Islam: Past, Present and Future’) that real engagement — either with audiences or with the material — is rare. It is ironic that area studies programs, which focus on the most ‘underdeveloped areas’ of the world, tend to be themselves the most
underdeveloped areas of the academy.
Multiculturalism: When ‘Others’ speak
In both material and philosophical terms, multiculturalism appears to have very little in common with the problems and processes we’ve discussed above. The area studies programs we are talking about are not only discourse factories but actual institutions with histories, generous funding, and close if sometimes obscure ties to state policy. In contrast, the projects of multiculturalism not only don’t enjoy the same institutional power or political clout, but because they challenge existing power hierarchies, they have been contested from the beginning.
Where the two projects intersect is in their concern about the colonized or marginalized subject. The philosophy behind area studies tends to wipe out difference by clumsily and violently unifying large social spaces and heterogenous cultures, passing off ‘peripheral’ cultures as homogenous and manageable areas;
at the same time, there is a corresponding and contradictory notion about these same areas: i.e., that what is really homogenous about the social groups in these areas is how atomized, different and contentious they are towards one another (they are all sects, tribes, clans, etc.). It is in this intersection that decolonial discourses — and multicultural discourse — have responded by positing their own identities. Where colonial discourse was epistemologically oppressive either because it forced divergent subjects into large, social-linguistic categories (Middle Eastern, Islamic, Arab) or because it dismissed indigenous assertions of community (Lord Cromer’s denial that he ruled over an ‘Egyptian people’), multicultural discourses have shown a sensitivity that allows and even privileges difference. How the two discourses construct peripheral and marginalized subjectivity has much to tell us: for area studies, the peripheral identity is reducible to hard, objective categories (the Arab Mind); for multiculturalism, it is the product of subjective experience (as in the writings of Franz Fanon, Eldridge Cleaver, or even Maxine Hong Kingston). Area studies work has focused on large groups of peoples in order to create identities, while multiculturalism has instead situated identity within individual, subjective experience.
Before returning to this point, we would like to critique two other characteristics of multiculturalism in the U.S. First, while multicultural projects have been accompanied by political programs (like putting pressure on universities to hire underepresented groups), their main thrust has been on texts in the narrowest sense.
While we acknowledge that representational politics has a role to play in these struggles, our point is that often we have focused more on literary representation than on political representation, and on canons rather than actual political engagement. We’ve been led to equate voice with action, looking at ‘giving voice’ as the main form of empowerment. But the spoken and the written word are only a small portion of the range of political action available to us. More on this when we come to issues of mediation.
Second, we are disturbed by the tendency of the proponents of multiculturalism to draw on a selective reading of history to privilege the victimization of certain groups at certain times while ignoring or eliding the histories of other oppressed groups. In fact, much of American multicultural discourse reflects the power relations that characterize our particular historical moment, not only with regard to the struggles of minority communities vis-a-vis mainstream American politics, but also among the contending minority communities themselves. For instance, while Zionist politics in America have been successful in voicing concerns about anti-Jewish racism (anti-Semitism), no similar discourse yet exists for addressing anti-Arab racism (although in France it does exist), and so Jesse Jackson’s comments about Jews have seemed unforgivable, yet the mainstream media routinely characterizes Arabs as terrorists and fanatics without provoking comment.
These sorts of inconsistencies are played out between other groups as well — notably between Chicano (Mexican-American) groups and more recent Mexican immigrants in the Southwest or between African-Americans and more recent African or Carribean immigrant groups in the U.S. While until now we have for the most part conflated the terms ‘decolonization’ and ‘multiculturalism’, here we see where the two actually come into direct conflict: marginalized groups with invested positions in the First World seem to move quickly to protect those positions against Third World groups or any minority groups seeking to restructure the existing balance.
But as much as these struggles are about group politics, our main critique of the U.S. multicultural project is the way it fetishizes individual identity. Identity politics has been central to multiculturalism and decolonization. What then have been the sorts of identities made possible by multiculturalism? Two ways of legitimating multicultural identity seem to come up regularly enough to warrant our comment. The first is a reaction to the oppressive nature of racist hierarchies, while the second is a reaction to the homogenizing nature of mainstream, ‘melting pot’ discourse. The first type of reaction becomes a problem when identity is created by simply reversing the poles of racist discourse, where the claims of victimized subjectivity are valorized over those of the oppressor. This seems to be the tack followed by groups like the Nation of Islam whose efforts for self-empowered identity are (at least in theory) predicated upon a vilification of whites. A more complicated version of this process is displayed in the identities claimed by the first wave of’pedigreed’ Cuban immigrants to this country, who, seeing themselves as the descendents of Spanish colonialists, need to situate themselves above both other Latin Americans (indios and negros) and mongrel ‘Unitedstatesian’ gringos. While this approach to identity may benefit some groups by redistributing the awards of a hierarchical system, it cannot claim to be more liberatory than its predecessor because it leaves the structure of that system untouched.
In contrast, the second method of legitimating identity is a response to the homogenizing tendency of colonial discourse: rather than ‘purity’ we find that hybridity, difference, specialness, individuality and enigma become highly-valued traits. While one might suppose that hybrid identity would be the strongest basis for forming shared interests and common understandings between the groups which can intersect in individuals, what often seems to occur is that it becomes the basis for fragmentation and monadization. On the one hand, it’s easy to see how certain groups which have invested a great deal in creating ‘authentic’ identities would feel threatened by individuals with multiple affiliations; on the other hand, it’s no harder to see why individuals with multiple identities might feel alienated from any one particular group. Indeed, the symptoms of this fragmentation and fetishization of individual identity have set the tone for much of multicultural politics.
In the academy, for example, multiculturalism has come to largely be about individual identities, made by and for individuals, with individual, oftentimes cosmopolitan, scholars speaking about and defending the special legitimacy of their own identities against others. One is often led to wonder what sorts of group politics could be formed by so many fiercely unique individuals. Where one expects to see individuals representing groups in politics, it often seems that the primary value of group identities stems from the fact that they provide platforms for the individual to speak from. It’s exactly this focus on individualism that we need to overcome: yet if we could break that fetishization and adopt a more fluid conception of hybridity we might find that hybridity seems to be the most promising and radical idea in the current discourse about multiculturalism — not only because it disrupts the concept of authenticity but because it also offers a basis for building coalitions and bringing together groups with similar interests and desires.
This isn’t to say that this would be easy. In fact, there is the opposite point to be made, that while we’ve been trying to make commonalities among forms of oppression we often fail to address the fact that these oppressions and identities have histories that are perhaps not so equivalent. Yet this has been getting worked out unconsciously within the tensions of multiculturalism itself: certain identities or combinations of identities seem to carry more weight than others, and certain histories of exploitation get left out altogether.
These are questions that must be addressed: How does one weigh issues of race oppression against those of gender or sexual preference? Why is class identity notably absent from multiculturalism? Furthermore, if we valorize hybridity over homogeneity, i.e., emphasize the ‘multi’ part of multiculturalism, does that need to entail a devaluing of the unicultural? There is no reason to assume that hybridity allows for full access to the multiple cultures represented in a single hybrid individual, nor that ‘mainstream’ cultures are transparent and self-identical, although this latter assumption is exactly the kind of foil that many multicultural arguments depend on.
The irony here in all this focus on individual, subjective experience is that it often mires us in, instead of freeing us from, the privileging of expert knowledge. At least in the academy and progressive politics, the sort of knowledge being offered by anti-racist and postcolonial discourse has come to have quite a highexchange-value and authority. And some people get to speak more than others by virtue of the ‘authenticity’ of their oppressed subjectivity or through their hybrid complexity: either way, some subject positions, by virtue of having been more colonized/ oppressed, seem to have more legitimacy than others. In other words, some get to become more expert than others, and some aren’t allowed to participate at all.
But if one could critique how expert knowledge was formed in colonial discourse by attacking it on the theoretical level, critiques of multicultural knowledge — because of its dependency on subjective experience — often take the form of, or are perceived as, ‘ad hominem’ attacks. And that’s why we are too afraid to give real life examples of abuses of this kind.
Mediation: Can we talk?
We’ve argued that the problem common to both area studies and many multicultural projects is their tendency to to create experts with specialized knowledge. For those of us interested in building a progressive politics, here’s the bind we find ourselves in: while recognizing our need for specialized knowledge, and therefore our dependency on mediation and mediators, how do we find alternatives to expert knowledge? Again, much of what is at stake in area studies and multicultural discourses is related to the representation of the post-colonial subject.
Specialized knowledge doesn’t have to be expert knowledge, and multinational corporations are not the only ones who need specialized knowledge; its usefulness for a globalized understanding of progressive politics should be equally obvious. Area studies programs, despite their strategic place in producing neocolonial knowledge, have had some useful, perhaps unintended, effects: for many of us our first
exposure to radical politics came through studying the movements of oppressed peoples outside the United States; for others of us, these experiences clarified the real issues at stake in our own political struggles within the U.S. Area studies can and should play a strategic role in a multicultural and anti-racist politics, but it is up to us to make it happen.
Returning to the problem of representation and mediation, we need to point out that much of post-colonial and multicultural discourse on the issue has placed more responsibility on the ontological side of the problem than on the political or the historical dimensions. In what is without a doubt the most referenced work about these issues, Edward Said’s _Orientalism_, there exists a certain tension between the ontological problems of representation and the historical conditions of a specific representation. More often than not, the two in fact are conflated: thus the cultural, military and economic interests of a specific colonial formation vis-a-vis the Middle East is transformed into an essentialized problem of human knowledge.
While we don’t deny that the ontological dimension to the problem exists and should be explored, we do think that there is plenty of progress to be made in the other aspect of representation, i.e., in the actual historical conditions under which representation takes place. More clearly, we don’t believe that the representation of ‘Others’ is an oppressive project on primarily ontological grounds (one can never really ‘know’ the Other…), but rather because a nexus of historical and political conditions of mediation — i.e., the relations of interests, audience and accountability — makes it so. And these are exactly the conditions that we are in a position to change for the better.
The problems in representation stem from the fact that there seem to be few mechanisms for holding those with specialized knowledge accountable for the way they represent the subjects of that knowledge. One possible way of building in greater accountability would be to begin from a different understanding of
representation: attempting to construct mediations that are two-way instead of unidirectional. In other words, if we have found ourselves trapped in certain problems concerning the textual aspects of representation, there still remains much we can do to improve the *contexts* of representation.
We believe that the multicultural project has a long way to go before it ever enjoys the sort of institutionalized cultural power its opposite enjoys today. We look forward to the day when the utopian impulses contained in multiculturalism become dominant. Therefore it is our responsibility in the academy to shape and criticize that project, for even with the best intentions, the most utopian of projects can end up reproducing what they set out to transcend.
Clarisa Bencomo is a PhD candidate in the Politics Department at Princeton University. She is currently studying Arabic in Cairo.
Elliott Colla is a PhD student in the Comparative Literature Department at Berkeley. He is currently a visiting scholar at Cairo University. Both are pursuing specialized knowledge with the support of U.S. government-funded area studies commission grants. Comments and critiques are welcome. The authors can be reached through Email at the following Bitnet addresses: clarisab@egaucacs.bitnet and ehc12345@egaucacs.bitnet.
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other B’s still….
- Benes, Marie-France. 1999. L’éducation interculturelle au service du savoir-vivre ensemble: le cas de l’école québécoise. Revue Québécoise de Droit International: actes du Séminaire international de Montréal sur l’éducation interculturelle et multiculturelle. 12 (1):25-32.
- Bennett, David, ed. 1993. Cultural Studies: Pluralism & Theory. Vol. 2, Melbourne University Literary and Cultural Studies. Melbourne: Department of English, University of Melbourne.
cf. Gunew, Sneja, Multicultural Multiplicities: US, Canada, Australia - Benrabah, Mohamed. 2004. Language and Politics in Algeria. Nationalism and Ethnic Politics 10 (78):59-78.
Since independence, Algerian authorities have used a number o ideological processes to gain political legitimacy. One of these processes is the language politcy known as Arabization. The present article shos how this policy aims at providing the regime with political legitimacy, and serves as a means of social control (Arabization/Islamization). We argue that, far from bringing about reconcilation between various groups and between these and the authorities, Arabization has led to serious problems and major conlicts that have undermined both social cohesion and the authority of the regime.
Notes:
59: After Algeria won its independence in July 1962, its leaders decided to choose “assimilation” as a model of nation-building. This model, which can be traced back to 18th century Liberal revolutions, aims at making most community members alike, sharing the same behavior habits and thought patterns. Within this type of integration, citizens are expected to learn and speak the same language. Monolingualism is considered to be the means by which the people can be most easily united.
(…)Authorities in Algeria have chosen to adopt the (…)philosophy best known as “the policy of Arabization” or “Arabization” for short.
The supporters of this policy believe that this type of nation-building, in which one language plays a major role, can serve to reduce conlicts that come from factors that can roughly be divided into two categories. First, because of geographical spread which generates multilingualism, miscommunication is likely to occur between the people of the same nation. Second, the use of more than one language in a community can create inequality and exclusion among its citizens. A language policy that encourage monolingualism is thus meant to produce natioanl integration both horizontally and vertically. Political and social leaders, who prefer this approach, openly put these forward as their objectives and Algerian leaders are no exception. For example,one member of this group, who served the regime for 25 years, described Algerian linguistic and cultural pluralism as divisive and as a “mixing of lements from iss assorted cultures, and often contradictory, inherited from periods of decadence and the colonial period” (Taleb Ibrahimi, A. (1981). De la décolonisation à la révolution culturelle (1962-1972): SNED.) In 1973, the then General Secretary of the Ministry of Education said that Arabization was meant to fill in the gap between those in leadership and the people (Berri, Y. (1973). Algérie: la révolution en arabe, Jeune Afrique (pp. 14-18).)
But before dealing with these aspects, it is necessary to consider first the issue of why language and politics “have been wedded in an indissoluble union” in Algeria, as in many other countries. (Weinstein, B. (1983). The Civic Tongue, Political Consequences of Language Choices. New York & London: Longman.)
At the source of the relationship between language and politics in Algeria, there is the question of legitimacy. Bernard Cubertafond quite rightly states “In Algeria, the crisis of legitimacy is profound. It is the essential problem of this country” (Cubertafond, B. (1995). L’Algérie contemporaine. Paris: PUF.). Political leaders, who assumed leadership - Bereiter, Carl, and Siegfried Engelmann. 1966. Teaching disadvantaged children in the pre-school. Englewood Cliffs, N.J.: Prentice-Hall.
quoted in Labov, W. (1972). Language in the Inner City: Studies in the Black English Vernacular. Philadelphia, PA, University of Pennsylvania Press. as the wrong approach to black children education. - Berman, Paul, ed. 1992. Debating PC: The Controversy over Political Correctness on College Campuses. New York: Laurel.
- Bernard, Philippe. 2004. Interview de Didier Lapeyronnie, prof de sociologie à l’université Victor Segalen de Bordeaux. Le Monde, mardi 6 juillet 2004, 6.
" le repli a lieu sur le ghetto, un lieu vide de sens". cf.Smolar, P. (2004). “Les RG s'alarment d'un "repli communautaire" dans les banlieues.” Le Monde mardi 6 juillet 2004, pp. 6. "Repli" c'est évident; "communautaire" , sûrement pas. Parler de "Replcommunautaire" relève d'une fausse interprétation. Si la tendance était communautaire, elle se traduirait pas une capacité collective de solidarité et d'unité culturelle. La réalité est prie: le repli a lieu sur le ghetto, un lieu vide de sens. Ce qui frappe surtout c'est la fragmentation extrême de cet univers. Le mode des garçons n'est plus celui des filles, ceux qui réussissent ne vivent pas sur la même planète que ceux qui échouent. Cela sur fond de développement du racisme. De quel racisme s'agit-il? Le racisme n'est pas une opinion, c'est une façon de donner sens au monde social. Toute la difficulté est que lesvictimes du racisme finissent souvent par reconstruire le mode dans des catégories racistes. Les gens s'identifient de plus en plus par des appartenances ethnico-raciales. Quant à l'antisémitisme, il est inscrit dans le vocabulaire quotidien. A Belleville, j'ai entendu des filles reprocher à leurs copains d'écouter "de la musique feuj"; dans une cité d'Angoulême, un gamin dont la poignée de main est un peu molle se fait reprocher de "serrer la main comme un feuj". Les jeunes trouvent qu'on en fait trop pour les juifs alors qu'ils se considèrent comme les premières victimes du racisme. A quelle époque datez-vous la montée de cette obsession à propos des juifs? Beaucoup pensent que cela date de la deuxième intifada. Mais outre le fait que cel me gêne parce que, derrière, il y a la vieille idée que les juifs sont responsables de l'antisémitisme, c'est plutôt le 11 septembre qu a libéré cette parole antisémite, avec la croyance folle mais répandue que les juifs sont derrières les attentats. J'entends davantage de vielles rengaines antisémites - "les juifs ont le pouvoir"," ils tiennent les média" que de témoignages de la prétendue identification avec les palestiniens. Quelle place attribuez-vous à l'islam dans la montée de l'antisémitisme et plus généralement dans le repli? La culture musulmane est probablement présente dans certaines expressions quotidienes, mais ce n'est pas le cas de l'essentiel des réflexions entendues. Mis à part le malaise que je ressens en entendant des propos intolérables, je me dis que leur sauteurs sont tellement bien intégrés qu'ils ont repris le vieil antisémitisme européen.
- Bernstein, Richard. 1994. Guilty If Charged. New York Times Review of Books, 1994.
- Bernstein, Richard. 1995. Dictatorship of virtue: How the battle over Multiculturalism is reshaping our Schools, our Country and our Lives, Vintage Books. New York: Random House.
There is a school of French historians that uses the word dérapage to describle the fateful moment when the Great Revolution of 1789 (…) skidded from the enlightened universalism of the declaration of the Rights of Man and Citizen into the rule of the Committee of Public Safety and the Terror. - Berri, Y. 1973. Algérie: la révolution en arabe. Jeune Afrique, April 7th, 1973, 14-18.
quoted in Benrabah, M. (2004). Language and Politics in Algeria. Nationalism and Ethnic Politics, 10, 59-78. - Bettoni, Camilla, and John Gibbons. 1988. Linguistic pluralism and language shift: a guise-voice study of the Italian community in Sydney. International Journal of the Sociology of Language (72).
In Australia, besides English, the majority official language common to all Australians, there are numerous Aboriginal and immigrant languages used regulaily in daily life. Multningual AurtrSa is very proud of its rich languageresources. Yet the attempts at maintairung them produce Little result, as it seems common fur mmority languages to be abandoned once English is acquired, albeit with different patterns of language sllift. In the case of Italian, the shuft is rapid, mucli more rapid than some of its demographic characteristics would predict. In fact nunrerical strength, a long history of immigiatian, and dense concentrations oi population would favor main- tenance rather than shift tree Glies et al. 1977: 312-315). In trying to es- tablish some rank ordering of rdctun affecting language ecology in Australia, Clyne (1982) explams this apparent cuntradictiun by demonstrating that, across languages, demographic and sociocultural factors intertwine differ- entry, and that consequently some factors are poor predictors when considered in isolation. Our general hyputhesr here is that, in the case of Italian, the relative strength of dernugnphic factors is weakened by the (act thatuery few, if any, Italians in Austialia speak Standard ItaPan, that their cohesion is broken up into numerous dialects and regional or popular varieties, and that their attitudes toward these nonstandard varieties are mostly negative. The contribution of standardization to tire vitahty of a language variety has already been noticed in tile literature (see Giles and Ryan 1982: 5).
- Betts, Katharine. 1991. Australia’s Distorted Immigration Policy. In Multicultural Australia: the challenges of change, edited by D. Goodman, D. J. O’Hearn and C. Wallace-Crabbe. Melbourne: Scribe.
- Bibby, R.W. 1990. Mosaic Madness: The Poverty and Potential of Life in Canada. Toronto: Stodart.
- Bikales, Gerda. 1986. Comment: the other side. In International Journal of
the Sociology of Language (60):77. - Binder, Amy. 1999. Friend and Foe: boundary work and collective identity in the afrocentric and multicultural curriculum movement in american public education. In The Cultural Territories of Race: Black and White Boundaries, edited by M. Lamont. University of Chicago Press.
221: The movement known as Afrocentrism -an intellectual movement that has grown in the nation's universites and a pedagogical reform movement that thas taken place in many of the United States predominantly black public school systems - it is a philosophy based on an essentialist conception of race that posits the cultural, behavioral and lifestyle unity of all decendants of Africa, no matter where they have ended up following the black Diaspora. 222:In Winant's (Winant, H. (1994). Racial Conditions. Minneapolis, University of Minnesota Press.) terms, Afrocentrism is a "racial project" insofar as it is an interpretation, representation, or explanation of racial dynamics and, at the same time, an effort to change the organization and distribution of resources along racial lilnes, in this case educational resources. Yet Afrocentrism has not attracted overwhelming support amoung the majority of African-Americans and, in fact, has proved divisive (...) Afrocentrism 227: Introduced in the early 1980s by Molefi Kewte Asante of Temple University, Afrocentrism has grown in black studies program at universities around the nation as Maulana Karenga, Tsheloane Keto, Asa Hilliard III, John Henrik Clarke, Leonard Jeffries, and others have pursued both the intellectual bases of the project as welll as its infusion into college, high-school, and elementary school curricula. The intellectual project of Afrocentrism is to "study African peoples from an Africa-centered prism". (...)Afrocentrism recognizes no division between the African past and the African-American history, and regards as "ahistorical" and "mythical" any social science tht does not trace these continuous African Roots. So, if, for example, a scholar sets out to study "Africans in the inner cities of the Northeast United States, it must be done with the idea in the back of the mind that one is studying African people, not "made-in-America Negroes" without historical depth" (Asante, M. K. (1990). Kemet, Afrocentricity, and Knowledge. Trenton, N.J., Africa World Press: 15). Welsh-Asante (cited in Asante, M. K. (1990). Kemet, Afrocentricity, and Knowledge. Trenton, N.J., Africa World Press), for example, argues that there is an African Aesthetic, which is "based on seven "senses" shared by all Africa-descended people around the globe: polyrhythm, polycentrism, dimensional, repetitia, curvilinear, epic memory and wholism" (Asante, M. K. (1990). Kemet, Afrocentricity, and Knowledge. Trenton, N.J., Africa World Press: 12), At thîts most controversia (and may Arocentric scholars themselves reject such notions), this conception of race includes suggestions about personality based on melanin content and other genetic hardwiring). Afrocentrism versus Multiculturalism 229: Contrasted with Afrocentrism is multiculturalism, a movement whose exact definition is impossible to specify. 230: As the "antithesis" of Eurocentrism, Afrocentrism replaces multiculturalists' emphasis on pluralism and all cultures' interdependence, and stresses instead the uniqueness of African peoples, the impact of Sfricans on world civilization, and proposes that the ultimate "other" to white hegemony is Africanity. Afrocentrism mission is felt to be revolutionary and, as such, is irreconciliable with the conventionally pluralist claims of multiculturalism.
15. Bisaillon, Robert. 1999. Diversité et cultures: Pour une école québecoise inclusive et non discriminatoire. Revue Québécoise de Droit International 12 (1):13-15.
16. Bissonnette, Lise. 1990. Culture, politique et société au Québec. Centre canadien d’architecture: Canadian Broadcasting Corporation.
Citée par Neil Bisoondath: “Aux yeux des Canadiens, écrit Lise Bissonnette, qui aiment penser qu’ils vivent selon les canons officiels du multiculturalisme, la culture québécoise n’est qu’une des giges d’un grand bouquet multiculolre qui s’épanouit d’un océan à l’autre.”
17. Bissonnette, Lise. 1995. Préface à l’ouvrage de Bissoondath, Neil, Le Marché aux Illusions: la méprise du multiculturalisme. Montréal: Boréal.
11: Sous le couvert de la bienveillance, du respect de son origine différente, le milieu universitaire recréait des ghettos, l’empêchait de s’intégrer pleinement au pays qu’il avait choisi, le renvoyait sans cesse à la culture qu’il avait sciemment voulu quitter.
12: (…)Le multiculturalisme militant qui l’a menacé dans sa fibre même en lui refusant, paradoxalement, au nom d’une amitié exaltée pour sa culture d’origine, de vivre le destin individuel qu’il a choisi.
Quiconque attend de ce livre une sorte de massacre organisé du multiculturalisme d’Etat devra chercher ailleurs. Neil Bissoondath ne joue pas au politologue, il ne décortique ni la loi qui a fait du multiculturalisme la définition officielle de l’idientié canadienne, ni les programmes qui en découlent et qui son, au demeurant assez insignifiants.
Nous entrons, en quelque sorte, dans des désarrois. Celui du vieux Canada, fondateur et blanc et religieux, qui a accueilli l’affirmation exacerbée des différences en se faisant à son tour menaçant. Celui du nouveau Canada, où l’origine étrangère devient une sorte de supériorité morale qui devient à son tour une vigile instituant le soupçon permanent entre les cultures. L’un et l’autre sont victimes d’ennemis imaginaires, d’illusion. L’un et l’ature sont ennemis de la liberté.
Neil Bissoondath vit aujourd’hui au Québec dont il préfère le projet cutlurel sans épouser pour autant le projet de souveraineté, , ce qui agacera les esprits bien rangés.
Bissoondath, Neil. 1994. Selling Illusions: The Cult of Multiculturalism in Canada. Toronto: Penguin Books Canada.
Bissoondath, Neil. 1995. Le Marché aux Illusions: la méprise du multiculturalisme. Translated by Jean Papineau, Liber. Montréal: Boréal.
ouvrage qui m'a été offert par Boulou de B'béri, un chercheur et cinéaste que j'ai un peu aidé à finir sa thèse, en automne 99. Note: j'ai défini des thèmes: origines ethniques plurilinguisme plurilinguisme et multiculturalisme multiculturalisme d'état, québec et le discours académique (PC). la section sur le multiculturalisme d'état a été placée dans la version anglaise de l'ouvrage pour cause de manque de place Bissonnette, Lise. Préface à l'ouvrage de Bissoondath, Neil, Le Marché aux Illusions: la méprise du multiculturalisme. Montréal: Boréal, 1995. 11: Sous le couvert de la bienveillance, du respect de son origine différente, le milieu universitaire recréait des ghettos, l'empêchait de s'intégrer pleinement au pays qu'il avait choisi, le renvoyait sans cesse à la culture qu'il avait sciemment voulu quitter. 12: (...)Le multiculturalisme militant qui l'a menacé dans sa fibre même en lui refusant, paradoxalement, au nom d'une amitié exaltée pour sa culture d'origine, de vivre le destin individuel qu'il a choisi. Quiconque attend de ce livre une sorte de massacre organisé du multiculturalisme d'Etat devra chercher ailleurs. Neil Bissoondath ne joue pas au politologue, il ne décortique ni la loi qui a fait du multiculturalisme la définition officielle de l'idientié canadienne, ni les programmes qui en découlent et qui son, au demeurant assez insignifiants. Nous entrons, en quelque sorte, dans des désarrois. Celui du vieux Canada, fondateur et blanc et religieux, qui a accueilli l'affirmation exacerbée des différences en se faisant à son tour menaçant. Celui du nouveau Canada, où l'origine étrangère devient une sorte de supériorité morale qui devient à son tour une vigile instituant le soupçon permanent entre les cultures. L'un et l'autre sont victimes d'ennemis imaginaires, d'illusion. L'un et l'ature sont ennemis de la liberté. Neil Bissoondath vit aujourd'hui au Québec dont il préfère le projet cutlurel sans épouser pour autant le projet de souveraineté, , ce qui agacera les esprits bien rangés. origines ethniques 32: rien n'est plus triste, peut-être, qu'un homme à peu sombre sous la neige. 49: Dans None is Too Many, une étude à donner des frissons sur les effets des politiques raciales du Canada sur les Juifs d'Europe, Irving Abella et Harold Troper écrivent: "Si, contrairement aux Etats-Unis, le Canada n'a jamais fixé de quotas à des groups particuliers, le gouvernement appliquait néanmoins une politique d'immigration restrictive avec des préférences ouvertement raciales et ethniques. Soutenu par le public, il savait quels groupes ethniques ou raciaux il voulait et comment s'y prendre pour fermer la porte à ceux dont il ne voulaient pas (...). Les groupes qui ne cadraient pas dans cette conception nationale - en particulier les Juifs, les Asiatiques et les Noirs- étaient le plus souvent relégués au bas des listes" (note: Abella, I. and H. Troper (1991). None is Too Many. Toronto, Lester.) Comme l'a souligné le regretté Ken Adachi dans The Enemy that Never Was (note: Adachi, K. (1976). The Enemy that Never Was. Toronto, McClelland and Stewart.), les citoyens naturalisés d'origine japonaise et leurs enfants nés au Canada se faisaient régulièrement refuser certains droits fodamentaux (...) mais il n'étaient pas exemptés d'impoôts et n'échappaient pas à la conscription. 59-60 (à propos des Sikhs au Canada): Savoir quel est le couvre-chef qui convient est devenu le problème capital de cette fin de siècle. Il serait tenant de dire qu'un pays qui peut entrer en effervescence à propos d'un simple accessoire est un pays heureux. 83-84: Je suis porté à croire qu'un Canadien d'origine italienne et un Canadien d'origine pakistanaise ont probabelement plus en commun que des Italiens et des Pakistais qui n'auraient pas été formés par les normes culturelles de ce pays. (note: i.e. Canada). 103: Le 13 janvien 1994, le juge Raymonde Verreault de la cour du Québec a condamné un homme (...)à 23 mois de prison pour délit à caractère sexuel. (...). Elle fondait sa conclusion sur "le fait que l'accusé n'avait pas eu de relations normales et complètes avec la victime - c'est à dire des relations sexuelles avec pénétration vaginales pour être plus précis - afin de pouvoir préserver sa virginité, ce qui semble être une valeur très importante dans leur religion "(Block, I. (1994). Women outraged by judge's remarks. The Gazette. Montreal.). L'homme avait préservé la virginité de la fillette en la sodomisant à plusieurs reprises pendant deux ans et demi. (...). L'avocat de la défense, tout en trouvant "incroyables" les commentaires du juge sur l'absence de pénétration vaginale, a par ailleurs loué sa "très, très courageuse" décision. "Elle a reconnu l'existence d'un système de valeurs" a-t-il dit à la Gazette (Baker, G. (1994). Stepdad gets 2 years in sex assault. The Gazette. Montreal.) L'avocat de la défense avait raison, le juge a reconnu effectivement l'existence d'un système de valeurs. Néanmoins, l'un et l'autre ont failli à leur tâche en ne s'interrogeant ni sur les termes de ce système ni sur sa validité. La communauté musulmane de Montréal n'a pas été la seule à condamner le recours à l'islam pour minimiser ce qui est un crime dans toute société. Le juge Verreault a plus tard été sommée de comparaitre devant le Conseil de la Magistrature du Québec (...) 112: L'ethnicité est une façon de décrire les êtres humains selon la race, la religion, la langue, la culture et certains autres traits. Cela permet aux chercheurs et aux responsables de programmes osciaux de mettre un peu d'ordre et de se donner les moyens d'étudier les différences qui partagent l'espèce humaine. L'idée a donc son utilité. La notion d'ethnicité, il faut bien le comprendre, n'est pas une simple question de race. Si les "Blancs" ne formet p as une ethnie, mais que les Danois qui sont tous blancs, en constituent une, il s'ensuit que les jamaicains, qui sont en majorité noirs, en sont une, mais pas les "Noirs". (pour Boulou: Les communautés noires de la Nouvelle-Ecosse, qui vivent dans ce pays depuis aussi longtemps que les plus anciennes familles blanches, ne peuvent donc pas davantage être considérées comme des groupes "ethniques". et aussi, p. 124: "De quelle nationalité êtes-vous? - Canadienne. - Non, je veux dire de quelle nationalité êtes vous vraimentI On ne s'habitue jamais tout à fait à ce genre de conversation...) 201: Il y a au Québec, une Association des infirmières noires, une Association des artistes noirs et un Congrès des juristes noirs. Remplacez "noir" par "blanc", et tout de suite surgit le spectre de l'apartheid. Ce qui est raciste pour les uns l'est fatalement pour les autres. 232: Dans la mesures où ils ne nuisent pas aux autres, ce que les gens font dans leur vie privée ne regarde qu'eux, que ce soit la nourriture qu'ils mangent, les langues et danses folkloriques qu'ils enseignent à leurs enfants, ou qui ils souhaient épouser. plurilinguisme 91-93-Il est parfois étrange de penser que, pour mes arrières-grands-parents, l'anglais était une langue seconde (...). Que je puisse trouver cela étrange en dit long sur les changements qui sont survenus avec les années. Leur vie et leur langue sont maintenant devenues incroyablement étrangères, leurs visages, et même leurs noms, ont depuis longtemps glissé, du moins pour ma génération, dans l'anonymat (...).mon grand-père et l'un de ses frères sont restés fidèles à l'ancienne foi, mais deux de leurs frères se sont convertis (...) ils ont appris à parler l'anglais courramment. Dans une socitété agraire, la chose n'allait pas de soi; toutefois, pour mon grand-père, la lecture quotidienne du journal anglais est devenue un rituel, ses lèvres scandant les mots. Pour mes deux grand-pères, la nouvelle langue offrait la possibilité d'échaper aux travaux éreintants des champs. (...) Le succès avait néanmoins un prix. Pour les parents de mon père, l'hindi n'est devenu finalement rien d'autre qu'une langue réservée à la religion, à la prière, et aux conversations de la vie intime. Dans les deux familles, l'anglais, langue de la réussite, était aussi la langue de communication avec les enfants, avec le résultat que mes p arents ne parlaient pas l'hindi, sauf un mot ici et là, pour exprimer l'affection ou, plus rarement, le mépris. En l'espace de trois générations, donc, la langue de mes arrière-grands-parents avait presque disparu, et qavec elle aviat pris fin un mode de vie réglé sur la terre et des croyances religieuses. Nous n'éprouvions aucun sentiment de perte, aucune espèce de regret, aucun attachement romantique à une langue qui n'avait plus d'utilité. Ceux de la génération de mes parents qui restaient accorchés au passé -les quelques femmes qui ne portaient que le sari, les quelques hommes qui retournaient en Inde se chercher des épouses- ont fini par passer pour excentriques et déraisonnables. Mon propre univers était très différent de ceuilui dans lequel avait grandi mes parents. Alors que pour eux, poursuivre des études à l'étranger représentait un long et noble voyage, (...), ma génération n'y voyait qu'une étape d'un processus normal d'évolution. (...). mA SEULE LANGUE éTAIT L'ANGLAIS ET, DANS UNE ÎLE QUI N'AVAIT OBTENU SON INDéPENDANCES QUE DEPUIS dix ans, mes influences en matière de culture populaire étaient moins britanniques ou indiennes qu'américaines plurilinguisme et multiculturalisme 53-55: En 1971, alors que son gouvernement glissait dans l'impopularité (du en grande partie à la politique du bilinguisme qui avait été mal expliquée et appliquée sans discernement), Pierre Trudeau jeta les bases d'une politique qui allait pour toujours changer la face du pays, celle du multiculturalisme. "La politique du gouvernement fédéral en matière de multiculturalisme consiste à reconnaître que le multiculturalisme reflète la diversité culturelle et raciale de la société canadienne et reconnaît la libert éde tous ses membres de maintenir, de favoriser et de partager leur patrimoine culturel, ainsi qu'à sensibiliser la population à ce fait". (art. 3.1 Canada (1990). Loi sur le multiculturalisme canadien, Guide à l'intention des Canadiens. Ottawa.) Il est difficile de ne pas se demander si le silence dont il l'entoure ne pourrait pas servir à mesurer le niveau de son engagement intellectuel en sa faveur. L'opinion du journaliste Richard Gwyn est pour le moins tranchée "Après 1972, Trudeau ne cherchait plus à faire ce qui était juste, rationnellement, mais ce qui était politiquement avantageux (...). Il avait été accusé de vouloir écarrter les ethnies? Il instaurait une politique multiculturelle inflationiste fonctionnant comme une sorte de caisse occulte où on puisait l'argent pour acheter les votes ethniques." (Gwyn, R. (1980). The Northern Magus. Toronto, McClelland and Stewart, p. 139.). L'accusation est claire. Le multiculturalisme aurait été institué non pas comme politique sociale progressiste, non pas tant comme une réponse à une demande de compromis social que comme une réacation à une situation politique tendue. Si l'importance accordée au bilinguisme avait semb lé favoriser le Québec francophone aux dépens du reste du pays, le multiculturalisme allait pouvoir être présenté comme une manière de balancer les comptes politiques. (...) René Lévesque rejetait carrément les règles du jeu multiculturel. "Le multiculturalisme, en réalité, c'est du folklore. C'est une diversion. C'est une notion inventée pour obscurcir la question du Québec, pour créer l'impression que nous somme tous des ethnies et n'avons pas à nous inquiéter d'un statut spécial pour le Québec" (Colombo, J. R., Ed. (1991). The Dictionary of Canadian Quotations (René Lévesque). Toronto, Stoddart). Cette opiinion est partagée par le politologue Christian Dufour qui, dans Le Défi Québécois, explique ainsi l'avènement du multiculturalisme: "Le multiculturalisme fut adopté pour deux raisons. Il s'agissait de répondre aux attentes des immigrants arrviés en Ontario après la Seconde Guerre mondiale, dont l'assimilation n'était pas complétée. Mais c'était également un moyen déviter de reconnaître le biculturalisme du pays et d'admettre les cconséquences politiques de la spécificité québécoise. Le multiculturalisme réduit en principle le fait québécois à un phénomène ethnique" ( Dufour, Christian, Le Défi Québécois, (Montreal: L'Hexagone, 1989). 75: Qu'elle s'attaque au déficit, aux coûts des programmes sociaux, à l'immigration, au multiculturalisme ou au b ilinbuisme, la droite exprime une conception nostalgique de l'époque où chaque budget produisait un surpus, où l'homme était le soutien de la famille, oû les nouveaux arrivants étaient surtout blancs (des immigrants "traditionnels"), où les minorités savaient se tenir à leur place et où tout le monde parlait anglais. 222: La société multiculturelle a eu tendance à réduire le rôle et l'autonomie de l'individu en cherchant à confiner les individus à l'intérieur de lilmites précises et fortement tributaires des stéréotypes. Le rôle positif que l'ethnicité -les antécédents ethniques, cutlurels et historique- pourrait jouer dans la création du moi en est devenu confus. Au printemps 1994, le Mirror a publié un court article qui résumait mes réserves au sujet du multiculturalisme. Un lecteur a répondu en expliquant que le multiculturalisme lui avait permis de se faire une idée de qui il était et d'où il venait: auparavant il ne savait rien de ses antécédents culturels, et jamais on ne lui avait enseigné la langue de ses ancêtres. 230: Dans un article publié dans le Globe and Mail du 18 juillet 1991, le docteur Suwanda Sugunasiri, un ancien membre de l'Ontario Advisory Council on Multiculturalism and Citizenship, demandait au gouvernement fédéral d'abolir le Secrétairat au multiculturalisme, qui relève actuellement du Secrétariat d'Etat, de l'incorporer au ministère de la Culture et des Communications et de mettre l'accent sur la lutte contre le raCISME. iL DE3MANDAIT AUSSI LA DISSOLUTION DU Comité consultatif canadien du multiculturalisme, la fin des programmes d'aide financière et techniques, dont celui des langues ancestrales (...). A son avis, cette politqiue a fait son temps et, dans sa forme actuelle, n'a plus de raison d'être. 55: La loi "reconnaît l'existence de collectivités dont les membres partagent la même origine et leur contribution à l'histoire du pays" et promet de "favoriser leur développement"; elle vise à "promouvoir la compréhension entre individus et collectivités d'origines différentes et la créativité qui résulte des échanges entre eux" et engage le gouvernement fédéral à "favoriser la reconnaissance et l'estime réciproque des diverses cultures du pays". Elle parle d'"encourager et (d)'aider les institutions sociales, culturelles, économiques et politiques canadiennes à prendre en compte le caractère multiculturel du Canada. (art. 3.1 Canada (1990). Loi sur le multiculturalisme canadien, Guide à l'intention des Canadiens. Ottawa.) 94-95: Il y a quelque chose de tape-à-l'oeil et de séduisant dans le multiculturalisme canadien; il se manifeste dans la joie et la bonne humeur, par le stéréotype du canada traditionnel dans les festivals "ethniques" qui ont lieu partout à travers le pays. Au festival Caravan de Toronto, par exemple, divers groupes réservent une place dans des églises ou des centres communautraires pour mettre sur pied des "pavillons" auxquels on accède en achetant un "passeport" (...) 96: il en va des cultures présentées dans les pavillons du festival Caravan et d'autres festivals du même genre comme de tous ces personnages colorés d'ethnies différentes qui saluent de leur sourire mécanique les touristes qui passent, pour la plupart eux-même des "ethniques" Ils ont l'air authentique, mais l'odeur qui s'en dégage est artificielle. Ils n'ont aucun relief. Ils sont sans danger. La culture dysneyifiée. 145: Tout pays qui ne réclame pas la totale allégeance de ses citoyens, tout pays qui les acceuille à bras ouverts alors que ceux-ci le traitent comme s'il sagissait de toilettes publiques -c'est à dire un endroit oû l'on se précipite en cas d'urgence- s'expose à un névaste affaiblissement intérieur. Il est peut-être inévitable que pour plusieurs nouveaux arrivants le Canada se réume à un emploi. Il est triste à pleurer cependant qu'après plusieurs annes les choses en soient toujours là; et il est plus triste que les enfants de ces immigrants continuent de voir le Canada avec les yeux de l'étranger. En mettant l'accent sur l'attachement à la patrie d'origine, à la terre de ses ancètres, en insistant sur le fait que là-bas est plus important qu'ici le multiculturalisme nourrit de telles attitudes. En démocratie, toute loi qui essaierait de résoudre ce type de problème doit être honnie; elle ne serait qu'un geste de nature tyrannique et cel ne serait d'ailleurs d'aucune utilité. Bein qu'il n'y ait pas lieu ici de légiférer, les politiciens n'en ont pas moins un rôle essentiel à jouer. Le multiculturalisme, s'il a vraiment pour but de structurer la société canadienne, devrait adopter des mesures qu encoragent l'engagement envers le pays plutôt que l'exploitation de celui-ci. Salman Rushdie a sevi l'avertissement suivant la communauté littéraire indo-britannique: "de tous les nombreux pièges à éléphants qui nous attendent, la fosse la plus profonde et la plus dangeureuse serait d'adopter une mentalité de ghetto. Oublier qu'il existe un monde au-delà de la communauté à laquelle nous appartenons, nous enfermer à l'intérieur de frontières culturelles étroitement définies, serait à mon avis entrer dans cette forme d'exil intérieur qu'en afrique du sud on appelle les "homelands" . Nous devons nous garder de créer, pour des raisons les plus vertueuses, des équivalents (...) du Bophuthatswana et du Transkei" (Rushdie, Salman. Patries imaginaires. Trans. A. Chatelin. Paris: Bourgois, 1993: 30. De ce point de vue, le multiculturalisme nous a mal servis, parce qu'il nous a fait tomber dans le piège é éléphant de l'ethnicité et l'a refermé solidement derrière nous. spécificités québécoises 18: Un mois après la publication de sondages (mars 94, 4 canadiens sur 10 pensent qu'il y a trop de membres des minorités visibles au Canada), les députés du B loc québécois et du Parti réformiste, alors qu'ils critiquaient les subventions fédérales accordées aux commuautés ethniques en faisant valoir que cette aide favorisait la formation de thettos, ont été accusés d'abord de vouloir importer l'idéologie du "melting pot" américain au Canada, puis de faire preuve de xénophobie. Les multiples tgentatives du parti réformiste pour mettre le multiculturalisme à l'ordre du jour des travaux de la chambre ont invariablement abouti à des accusations de racisme. 73: L'homogénéité du Canada, qui a subsisté aussi longtemps qu'on a pu fermer les yeux sur ses minorités, n'existe plus. Il est de plus en plus difficile d'imaginer que le pays est, ou fut, "chrétien et blanc". S'il a déjà été "britannique" au sens culturel du terme, il le demeure seulement dans quelques forteresses qui glissent péniblement vers les pages de l'histoire. Dire que le pays est essentiellement "britannique", c'est déjà ignorer la culture et l'histoire du Canada français. Il est donc possible que l'éclipse du Canada (anglais) traditionnel ne soit pas accidentelle, et que sa réduction au statut d'Etat "ethnique" fasse partie d'un ajustement nécessaire et implicite de la psychologie qui, selon Christian Dufour, a dicté les relations entre les Anglais et les Françaisfs depuis 1759, date de la chute de Québec aux mains du générale Wolfe. Le Canada est, selon Dufour, un pays "bâti sur la Conquête": "On se montre souvent étonné de ce que les Québécois prétentent être encore affeté par un événement survenu il y a plus de 200 ans (...). C'est qu'on oublie alors la différence de nature entre une défaite et une conqu'ete (...). Contrairement au vaincu, le conquis est atteint au cueour même de son identité collective; il devient la chose du conquérant, qui fera de lui ce qu'il voudra. Que le conquérant soit magnanime ne change rien à cette réalité. Cela rend au contraire la conquête plus humiliante, car les conquis doivent être en plus reconnaissants".(Dufour, Christian. Le Défi Québécois. Montreal: L'Hexagone, 1989, p. 28). 203: "C'est la nature cosmopolite de Montréal qui lui assurera un avenir. Je ne parle pas des restaurants exotiques, des boutiques à la mode ou des cafés; j'entends une population qui provient de toutes les parties du monde, pour qui le français est un fait naturel, l'anglais un moyen commode de communication, et qui produira une culture diversifiée greffée à un tronc francophone"(Godbout, Jacques. “(à propos de Montréal).” Globe and Mail 1989.) 208: Aux yeux des Canadiens, écrit Lise Bissonnette, qui aiment penser qu'ils vivent selon les canons officiels du multiculturalisme, la culture québécoise n'est qu'une des giges d'un grand bouquet multiculolre qui s'épanouit d'un océan à l'autre. (Bissonnette, Lise. “ Culture, politique et société au Québec.” (Graham Spry Lecture 1990) . Conférence prononcée au Centre canadien d'architecture: Canadian Broadcasting Corporation, 1990.) Si l'un des buts du multiculturalisme était de faire des Québécois un groupe ethnique parmi d'autes, de réduire le caractère distinct de son histoire et de sa place dans la confédération à un statut égal à celui des autres provinces, alors il l'a en grande partie atteint -du moins à l'extérieru du Québec. J'en veux pour preuve le refus d'accorder au Québec u n statut constitutionnel particulier et l'entêteement à n'y voir qu'une pronvince égale aux autres, dotée des mêmes pouvoirs, des mêmes droits et des même obligations. Cependant, il s'agit là d'une conception un peu simpliste de l'égalité. Il devrait être évident, même pour quelqu'un qui n'en a qu'une connaissance vague, que le Québec est différent. Il a des obligations toucang sa langue, sa culture, son mode de vie- que les autres provinces n'ont pas. Or, quand on a des obligations particulières, on a aussi beoin de pouvoirs spéciaux pour s'en acquitter. Si au contraire, les Québécois ne constituent qu'un groupe ethnique parmi d'autres, leurs besoins peuvent alors être, du moins politiquement, niés en toute quiétude. discours académique multiculture, politiquement correct 18: Quiconque critique le multuiculturalisme est donc immédiatement accusé de racisme. Et s'ill est, comme j e le suis, une "personne de couleur", il devient un "vendu", un "traitre", ou le "nègre de service" tant pour les "ethniques" qui défenent leurs intrérêts dans le système, que pour les apôtres du multiculturalisme, qui s'attendaient à un peu plus de reconnaissance. 19: Tout comme l'Etat soviétique répondait à ses critiques en les traitant de malades mentaux, l'appareil multiculturaliste canadien répond aux siens en les taxant de racisme. C'est une façon simple, et, du point de vue idéologique, naturelle de congédier les vérités qui dérangent. C'est d'ailleurs ce qui confère au multiculturalisme ses apparences de cultue: les règles sont clairement établies, et c'est seulement à vos risques et prérils que vous les remettez en question. 20: Il y a plusieurs moyens d'atteindre une même fin. En l'occurrence, il appartient à ceux qui souhaitent une société authentiquement pluraliste de préciser l'idée qu'il s'en font avec des mots qui soient plus que la simple expression de la bonne volonté. Il imjporte aussi qu'ils ne s'enfermenet pas dansune espèce de bonne conscience qui leur ferait écarter la critique du revers de la main, et qui aurait pour effet non suelmeent de jeter le discrédit sur leurs idées, mais aussi d'abîmer le tissu social que ces idées prétendent servir. 39: Officiellement, juridiquement, le Canada était un pays multiculturel. Ici, disaient-ils vous n'aviez pas à changer. Ici vous pouviez et c'était en fait votre devoir- rester celui que vous étiez. Rien de l'insensé melting pot américain, pas besoin de se refaire une identité conforme aux nouvelles circonstances, vous n'aviez pas à vous adapter à la socitété, c 'est la socitété qui avait l'obligation de s'ajuster à vous. 94: la culture est chose complexe, qui vit, respire, en constante évolution. La cutlure, c'est la vie. Elle se transforme sans cesse, n'est jamaisl a même d'un jour à l'autre. Il n'y a pas de repos possible. Une culture qui n'arrive plus à trouver en elle l'énergit de la vie se trahit; inévitablement elle sombre dans le folklore. Une culture est faite de petites et de grandes choses. C'est préféerer le café plutôt que le thé, la bière plutôt que le vin; les filmes plutôt que les livres, les téléromans plutôt que les documentaires; le libre-échange plutôt que le protectionnisme, le repliement sur toi plutôt que l'ouverture; le changement négocié plutôt que la révolution armée. Rien n'est sans conséquence. La culture doit être considérée dans ses plus petits détails. On doit tenir compte de la respiration même d'un peuple, autrement onle banalise, lui et son hiswtoire, on le réduit au plus commun des dénomiateurs. A un stéréotype. Aucun des effets de la politqiue du multiculturalisme n'est aussi paradoxal -ou aussi involontaire- que celui que j'appelerais la simplification des cultures. 96: Assister à un festival culturel, ce n'est pas s'ouvrir à la culture, mais regarder un spectacle; on n'y prend pas un bain d'histoire, on nage dans l'imaginaire. Ce n'est pas désagréable, sans doute, mais c'est d'une signification douteuse. Vous en sorterz sans rien avoir appris de la langue et de la littérature de ces pays, peu de choses de leur passé et de leur présent -sans parler du fait que ce vous avez vu a vraisemblablement été conçu à des fins politiques évidentes. Vous n'avez rien appris de la vie quotidienne -de la culture- de ces gens, mais vous ne pouvez plus douter qu'ilss sont tous, les uns autant que les autres, ouverts, sincères, et qu'ils aiment s'amuser. 111: En exergue au chap.6 (de l'usage de l'ethnicité): Le culte de l'Ethnicité exacère les différences, intensifie les ressentiments et les antagonismes, enfonce le coin toujours plus loin entre les races et les nationalités. Le résultant est l'apitoiement sur son sort et le repli volontaire, vécu comme une mise à l'écart par la société, un "ghetto" symbolique. Schlesinger Jr, Arthur M. La désunion de l'Amérique. 153: Selon Vernon Farrell, président de l'Afran-Heritage Eductors Network, que cite M. Foster, "des écoles conçues pour les Noirs amèneraient les étudiants à réfléchir sur leur histoire, reurs relations sociales, leurs croyances, leurs pratiques et leurs réactions collectives au réalités politiques et économiques. Par-dessus tout, ils pourraient développer un sens de leur identité, une conscience critique et un sentiment d'appartenance". Toutes choses, en d'autres mots, que le multiculturalisme devait favoriser, mais qu'il n'a pas réussi à accomplir. 160: Plus récemment, le romancier Alberto Manguel a raconté une expérience (...). Invité à écrire l'introduction à un livre sur l'expérience de l'immigration, il rappelait que, longtemps, "Le Canada avait été perçu comme la terre des bons sauvages". A sa grande surprise, "sauvages" avait été remplacé par "autochtones". L'éditeur, "pour quoi le mot "savuvage" était absolument inacceptable" ne connaissait vraisemblablement pas le concept du bon sauvage en usage ua XVIIIè siècle auquel se référait Manguel. "Changer la terminologie, a dit ce dernier, embellir l'idée en remplaçant "sauvage" par "autochtone" est une tentative arrogante de modifier l'histoire (...). La langue est intimement liée à la société quji l'emploie; les mots que nous utilisions autrefois nous définissent autant que ceux que nous utilisons aujourd'hui. 178: L'appropriation culturelle. Cette tendance à la division s'est d'abord manifestée en 1987 (...). Certaines personnes s'opposaient é l'inclusion de quelques textes dans un recueil de nouvlles. Le problème était relativement simple: la narratrice de certaines nouvelles était noire alros que l'auteur était blanche.(...)- Ce n'était qu'un début. Bientôt apparurent d'autres exigences: les Blancs ne devaient pas écrire sur les Noirs, les hommes ne devaient pas écrire sur les femmes, les non-autochtones sur les autochtones etc. Le raisonnement reposait sur l'idée qu, si on a pas vécu certaines expériences, on n'a pas le droit d'en parler. L'écrivain qui ose explorer un teritoire qui n'est pas le sien commet un vol; il s'expose à se faire accuser de raciste, de sexiste et d'impérialiste par ceux qui refusent d'être montrés sous un jour qui n'est pas celui qu'ils auraient choisi eux-mêmes pour se dépeindre -il est notoire que les autoportairts ont tendance à être exempts d'imperfections...
multiculturalisme d’état: multiculturalisme canadien/multiculturalisme d’état
15: Les résultats de deux sondages ont, il y a quelque temps, causé un certain émoi. Le premier, mené par Decima Research pour le compte du Conseil canadiendes chrétiens et des juifs, a été rapporté dans l'édition du 14 décembre 1993 du Globe and Mail avec la manchette suivante: "Les Canadiens veulent voir disparaître la mosaîque multiculturelle et croient que les immigrants devraient adopter les valeurs du pays" . Et le texte se poursuivait ainsi: "La plupart des Canadiens pensent que la mosaïque multicultuelle ne donne pas les réultats escomptés et qu'elle devrait être remplacée par un melting pot culturel. Environ 72% des personnes interrogées sont d'avis que l'image d'unm pays formé de communautés à l'intérieur duquel chaque groupe ethnique et racial préserve son identité grâce aux politiques gouvernementales doit céder la place au mode d'intégration pratiqué aux Etats-Unis. Le sondage (...) indique que les Canadiens sont "de plus en plus fatigués" des demandes des groupes ethniques et qu'ils sont mécontents du "manque d'harmonie" à l'intérieur de la société. "ils manifestent, dit le sondage, une préférence marquée pour l'"homogénéisation" de la société grâce à l'adoption, par les immigrants, des valeurs et du mode de vie du Canada"(Kapica, Jack. “Canadians want mosaïc to melt, survey finds: Respondents believe immigrants should adopt Canada's values.” The Globe and Mail 1993.) 16: La Gazette de Montréal qui, le même jour, rapporte également la nouvelle met l'accent sur l'interprétation de l'enquête plutot que sur ses résultats, sous la manchette: "les Canadiens affichent des attitudes "racistes latentes". La majorité rejette la diversité culturelle et pense que les grou0pes ethniques devraient tenter de s'intégrer" (Jeffs, Allyson. “Canadians Harbor "latently Racist" Attitudes: Poll.” Southam News 14 décembre 1993). Notre pays a développé une édpendance aux longues et laborieuses études. Il n'existe sans doute plus de sujets qui n'aient été la cible d'une consutation populaire. Nous répondons sans pudeur aux questions les pus intimes, nous croyons aux commissions d'enquêtes, aux longs mois d'audiences, aux montgnes de rapports de recherche, généralement trop volumineux pour être lus même pas lreplus boulimique des lecteurs, et je ne parle pas des sondages d'opinion dont l'abondance rebute les journalistes les plus aguerris. 17: On serait porté à croire que toute cette application aurait au moins du nous en apprendre un peu plus sur nous-mêmes. Mais la connaissance qu'on a de soi ne vient pas seulment de l'étude. Elle repose sur le savoir historique, sur l'examen de soi, sur des débats ouverts et vivants, sur la rance confrontation des points de vue. Or, trop souvent, nous en restons à sa surface des cjhoses, et c'est ainsi que les sondages qui prétentent prendre notre pouls speuvent toujours nous surprendre et nous consterner. Or, peu de silences sont aussi éloquents que celui qui, dans ce paqys, entoure le cultre que nous vouons au multiculturalisme. Selon la Gazette, la secrétaire d'Etat au multicultura.isme, Sheila Finestone aurait dit, commaentant le sondage Decima, que "les libéraux n'entendaient pas battre en retraite en cette matière. Au contraire, elle promettait de mettre l'accent sur la sensibilisatoin (...) Mme Finestone aurait poursuivi en dénonçant les coupables: la fragilité de l'économie (qui favorise la chasse aux boucs émissaires) et les préjugés raciaux, exacerbés par Preston Manning et son parti. Comme d'autres, Mme Finestone N'A PAS Hésité à établir un lien entre l'opposition au multiculturalisme et les tendances racistes. Un mois après la publication des sondages, les députés du Bloc Québécois et du parti réformistes, alors qu'ils critiquaient les subentions fédérales accordées aux communautés ethniques en faisaant valoir que cette aide favorisait la formation de ghettos, ont été acccusés d'aborde de vouloir faire preuve de "melting pot" américain au Canada, puis de faire preuve de xénophobie. 32: On m'a souvent demandé, comme à plusieurs nouveaux arrivants, les raison de ce choix (aller au Canada). C'est toujours un Canadien de naissance qui posait cette question, et elle laissait entendre que, quelle que soit la raison, j'avais commis une erreur. La réponse est pourtant simple. Le Canada m'a été recommandé par un membre émienet de ma famille, qui y voyait un bons compromis entre deux autres destinations possibles, l'Angleterre et les Etats-Unis. 46: J'ai l'impression qu'un changement s'est produit au moment où une génération succédait à l'aurtre. Pour les vagues d'immigration plus ancienne, l'intégration signifiait l'apprentissage de la langue, des valeurs, de la culture -et il y avait dans cette appropriation quelque chose de sacré. Mon père pouvait encore raconter comment c'était, en 1935, pour un jeune universitaire, de faire la queue à l'hôtel de ville de Toronto poru prêter le serment d'allégeance au Canada: il avait le sentiment que c'était un très important rite de passage, ce qui a toujours fait de lui un Canadien extrêmement patriotique. 47: (à propos du statut de Westminster de 1931 donnant au Canada le plein pouvoir en matière de politique étrangère t intérieure) Dans l'ensemble, le pays cherchait à sauvegarder son homogénéité ethnique et culturelle. Les populations autgochtomes étaient cantonnées dans des réserves, les peittes communautés noires étaient efficacement isolées de la vie courante, et l'entreé au Canada de personnes considérées comme indésirables pour des motifs raciaux ou ethniques était sévèrement limitée. On acceuillait volontiers les Blancs américains, mais pas les Noirs. On exigeait de tous des frais de débarquement de vingt-cinq ou cinquante dollars- sauf des Asiatiques à qui on en demandait deux cents. En 1923, cette règle a été supprimée -sauf encore une fois pour les Asiatiques, qui devaient maintenant payer une taxe de deux cent cinquante dollars "par tête", mesure qui visait exclusivement à réduire leur nombre. 51: Le plus souvent, les lois suivent l'évolution de la société; elles jouent unjeu de rattrapage législatif. (...)La loi résolvait un problème collectif; elle était fondée sur un consensus réel et le fait qu'elle répondit aux désirs des citoyens lui conférait sa légitimité. Sous cet angle, les lois suivent le sillage irréglier de la société. Dans une société démocratique, les lois sont souvent engendrées par l'événement 53: On attendait beaucoup de Trudeau. Il allait régénérer le pays, et l'unifier. (...)On a vu naître de grandes idées à Ottawa, elles ont produit une avalanche d'études mais, selon les observateurs, de bien minces résultats.Après trois années de son premier mandat à la tête du gouvernement , la rose s'est fanée, et la trudeaumanie s'est transformée en trudeauphobie. On a commencé à redouter un second mandat . En 1971, alors que son gouvernement glissait dans l'impopularité (due en grande partie à la politique du bilinguisme qui avait été mal expliquée et appliquée sans discernement), Pierre Trudeau jeta les bases d'une politique qui allait pour toujours hanger la face du pays, celle du multiculturalisme. "La politique du gouvernement fédéral en matière de multiculturalisme consiste à reconnaître que le multiculturalisme reflète la diversité culturelle et raciale de la société canadienne et reconnaît la liberté de tous ses membres de maintenir, de favoriser et de partager leur patrimoine culturel, ainsi qu'à sensibiliser la pupulation à ce fait" (Canada. Loi sur le multiculturalisme canadien, Guide à l'intention des Canadiens. Ottawa, 1990: 13.) Il semble donc curieux que Pierre Trudeau, qui, dans ses mémoires, défend énergiquement le bilinguisme, n'y mentionne jamais le multiculturalisme. L'opinion du journaliste Richard Gwyn est pour le moins tranchée: "Après 1972, Trudeau ne cherchait plus à faire ce qui était juste, rathionnellement, mais ce qui était politiquement avantageux. (...) Il avait été accusé de vouloir écarter les ethnies? Il instaurait une politique multiculturelle inflationniste fonctinnant comme une sorte de caisse occulte où on puisait l'argent pour acheter les votes ethniques" (Gwyn, Richard. The Northern Magus. Toronto: McClelland and Stewart, 1980: 139) L'accusation est claire. Le multiculturalisme aurait été institué non pas comme politique sociale progressiste, mais comme mesure politicienne opportuniste, non pas tant comme une réponse à une demande de compromis social que comme une réaction à une situation politique tendue. Si l'importance accordée au bilinguisme avait semblé favoriser le Québec francophone aux dépens du reste du pays, le multiculturalisme allait pouvoir être présenté comme une manière de balancer les comptes politiques. Le gouvenrment imaginatif et dynamique de l'élection de 1968 s'est transformé en parti calculateur luttant pour sa survie politique. 54-55: René Lévesque rejetait carrément les règles du jeu multiculturel. "Le multiculturalisme, en réalité, c'est du folklore. C'0est une diversion. C0est une notion inventée pour obscurcir la question du Québec, pour créer l'impression que nous sommes tous des ethnies et n'avons pas à nous inquiéter d'un statut spécial pour le Québec". 55: Cette opinion est partagée par le politologue Christian Dufour qui, dans Le Défi Québécois, explique ainsi l'avènement du multiculturalisme: "Le multiculturalisme fut adopté pour deux raisons. Il s'agissait de répondre aux attentes des immigrants arrivés en Ontario après la Seconde Guerre Mondiale, dont l'assimilaiton n'était pas complétée. Mais c'était également un moyen d'éviter de reconnaître le biculturalisme du pays et d'admettre les conséquences politiques de la spécificité québécoise. Le multiculturalisme réduit en principe le fait québécois à un phénomène ethnique". (Dufour, Christian. Le Défi Québécois. Montreal: L'Hexagone, 1989: 77). "Une sorte de caisse occulte où on puisait l'argent pour acheter les votes ethniques", réduire le Québec à un "phénomène ethnique": on offrait aux immigrants naturalisés, aux Canadiens "ethniques", un trait d'union (et des subsides gouvernementaux) en échange de quoi on attendait d'eux qu'ils se laissent manipuler comme des pions dans la vieille épreuve de force entre Canadiens francophones et anglopones. Pour une politique qui semblait à première vue empreinte d'humanisme, le constat est plutôt triste et affligeant. Mais c0est aussi une opinion qui, dans l'atmosphère de méfiance qui envoleoppe l'épreuve de force en question, présente des apparence de vérité. Cela dit, m'eme une programme qui a pour but la manipulatoin peut faire preuve de sensibilité et de sincérité. La loi sur la préservation et le développement du multiculturalisme au Canada, mieux connue comme Loi sur le multiculturalisme canadien, est peut-être seulement une anthologie de "boniments". C'est en tout cas un document qui cherche à séduire par la répétition de généralités de bons ton et qui déborde de bonnes intentions. 77: Dans The New Canada, son autobiographie politique, Preston Manning (...) parvient à introduire un élément entièrement nouveau dans la discussion: pour al première fois à ma connaissance, les peuples autochtones du Canada sont présentés comme un groupe ethnique parmi d'autres, ce qui est une façon commode d'esquiver la demande de réapration des trahisons historiques et la question de la reconnaissance des droits territoriaux. 89: Les insultes et les stéréotypes ne contribuent en rien à faire avancer le débat et, avec leur simplicité injurieuse, on obscurcit la vraie complexité de la quesiton qui est celle de la disparition d'un consensus culturel. Pour reprendre les thermes de Michael Valpy, "à tort ou à raison, beaucuoup de Canadiens croient que le multiculturalisme signifie qu'il n'y a pas de culture canadienne reconnue ou protégée et, à cette inquiétude, les gouvernements n'ont apporté aucune réponse. Au contraire, ils ont transformé le multiculturalisme en crédo d'Etat politically correct" (Valpy, Michael. “A fear of losing the old Canada.” The Globe and Mail 11 mars 1994 ). 150: L'excision est un rite de passage pour les femmes tchadiennes. En la réprouvant, condamnons-nous des groupes ethniques, checohons-nous à leur imposer des valeurs déplacées de leur contexte, "eurocentriques" (...). Et qu'en est-il de ces cultures où il est vital d'avoir une progéniture mâle? (...)Le multiculturalisme prend fin là où commencent les notions de droits de la personne et de la dignité -c'est là qu'apparaît également l'épineuse question des limites. La loi sur le multiculturalisme ne trace aucune frontière au-delà de laquelle le compromis conclu entre des pratiques culturelles différentes ne tiendrait plus. 151: Jusqu'où le multiculturalisme peut-il aller? Le Canada peut-il satisfaire aux requêtes de citoyens dont l'allégeance ne tiendrait pas compte des lois en vigueur? 222: Le multiculturalisme, c'est l'ethnicité en tant que politique publique: c'est l'idée que se fait la société de la place qui est assignée à l'individu à l'intérieur de sa structure. Pour ma part, je préfère croire que la véritable valeur de l'ethnicité réside dans l'idée contraire: ce ne serait que l'un des nombreux étléments qui déterminent la manière dont l'individu conçoit le monde. 224: A première vue, le multiculturaalisme veut promouvoir la diversité - une diversité très conformiste, pourrait-on rétorquer. En faisant le commerce de l'exotisme, il voit l'individu non pas comme un membre de la société mais comme un élément d'un pous petit groupe défini en fonction del'ethnie, de la race ou de la culture.
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OAKLAND, CA - In an ongoing effort to address the changing needs of Oakland's public school children, the Task Force on the Education of African American Students released its report on Friday, May 2, 1997 detailing the 5-year implementation plan to improve educational opportunities for the District's African American student population which represents 53% of the total enrollment. The 23-page report includes 8 recommendations for "Educational Program Outcomes" which emphasizes parents, teachers, staff, the community, local businesses, and the task force's involvement in students' education. The goal of our Implementation Plan is to improve students' educational outcomes," commented Task Force Chairman Sylvester Hodges. "Our focus is, and has always been, on the development of long-range strategies to improve academic achievement for African American students. Enhanced English language development is just one component in a multi-faceted approach to improve public education in Oakland schools." The first year of the Implementation Plan will concentrate on pre-schoolers in the District's Child Development Centers and children in kindergarten through the 3rd grade. Sixth and ninth grade students will also be targeted for comprehensive educational improvements. "The budget for this plan is quite modest, considering its potential results and impact on the community. The development of the budget has taken into consideration that the District has limited resources. The budget for the Implementation Plan will reflect a re-prioritization of existing services and will include a combination of Title 1 funds currently allocated to the SEP Program, supplemented by voluntary desegregation, and general funds," said Superintendent Carolyn Getridge. "Schools are competing for the minds of our children. In Oakland, we are committed to rigorous performance standards that will prepare students to learn, and contend for employment in the 21st Century." A Community Coordinator is being proposed to serve as liaison between the District, parents and the community. Volunteers, mentors and tutors will all play a distinct role in the Implementation Plan. Homework centers, Saturday school, community service, Junior Achievement, and special workshops are slated for students. Aggressive recruitment of African American teachers, and support staff, training and staff development, new techniques in classroom management, and a focus on teaching as a career in Oakland will be emphasized. New instructional materials, textbook adoption criteria, enforcement of attendance and uniform policies, review of the District's policies regarding its Gifted and Talented Education (GATE) and special education referral and monitoring processes, training in conflict mediation between staff and students, and a peer mentoring program are included in the Plan. "These changes are relevant to the evolving needs of our students. The gaps in learning between African American and our other students were too glaring for us, as educational policy makers, to ignore," said Toni Cook of the Oakland Board of Education. "The talent is there. We will use technology, parent/community partnership collaboration, business roundtables -- any tools within our means -- to broaden our students skills in math, science and language arts." Additionally, school-to-career resources will be highlighted including business training seminars, field trips, apprenticeships and preparation for post-high school employment and summer jobs. Finally, the plan supports a partnership between the District and the City of Oakland to promote children's education, healthy growth and development as community citizens; and, a research component to capture the effectiveness of the recommendations and to help maximize the benefits to Oakland. "Our goal is to graduate students who are prepared with the knowledge and skills they'll need to compete in the global workforce. We have raised our academic standards for students, our professional development expectations for teachers and administrators, and established methods to include parents, the community, government, and business as part of the process," commented Oakland School Board President Jean Quan. Prior to final acceptance of the plan, it will be reviewed by the Board of Education's Business & Facilities, Personnel, and Curriculum Sub-Committees which is a public process.
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Abstract de France culture (Finkielkraut, Alain. 2007. Emission Répliques du 24 février 2007: L’héritage de Pierre Mendès France. Paris: France Culture. émission radiophonique):Frits Bolkestein et Michel Rocard, acteurs de premier plan de la vie politique nationale et européenne, forts de leur expérience, parlent sans tabous de la France, de ses blocages, de ses ridicules, de ses spécificités et de ses réussites. Autour de trois thèmes, « La France et l’Europe », « La France et la mondialisation », « La France avec elle-même », les deux hommes analysent, en partant de tous les sujets chauds, syndicalisme, « non » à l’Europe du 29 mai 2005, poussée des extrêmes, crispations identitaires, montée des inégalités, effroi de la mondialisation, les fondements de notre société et les moyens d’en sortir. Renouant avec l’authentique débat politique dans ce qu’il a de plus riche, les deux hommes politiques, qui s’aperçoivent qu’ils ont des accords souterrains, n’en restent pas moins en désaccord sur le fond des choses, Frits Bolkestein plaidant pour un Etat singulièrement allégé, Michel Rocard pour un Etat fort, réformé et juste. Les banderilles que l’un et l’autre se lancent sont à chaque fois l’occasion de dégager l’essence des grandes options politiques et dessinent un chemin possible vers la réforme. Les auteurs : Frits Bolkestein (néerlandais), après avoir travaillé à la compagnie Shell, se lance dans la politique en 1978. Successivement député libéral, ministre du Commerce extérieur et de la Défense, il devient commissaire européen en 1999, jusqu’en 2004. Il est aujourd’hui consultant pour divers organismes financiers et politiques. Michel Rocard, fondateur du PSU, père de la Nouvelle gauche, a été Premier ministre de François Mitterrand de 1988 à 1991. Il siège au Parlement européen depuis 1994. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont le très récent Si la gauche savait (Robert Laffont, 2005), un livre d’entretiens avec le journaliste Georges-Marc Benamou.
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analyse de l'ouvrage: Hardin, Russel. One for all: the logic of group conflict. Princeton: Princeton University Press, 1995. Le communautarise veut que les valeurs et la connaissance, loin de pouvoir prétendre à l'objectivité et à l'universalité, soient irrémédiab lement enkystées dans des dommunautés humaines concrètes. Cette philosophie doit son succès à ce qu'elle rend toutes égales et légitime par là les demandes des minorités ethniques et sociales. Cela dit, il est faux de supposer que ce besoin d'identification ne puisse se satisfaire que par un sentiment de rattachement à une communauté ethnique, culturelle ou nationale. On a tendance, depuis Rousseau, à idéaliser les "communautés". En premier lieu, qui dit communaute dit ex clusion. dou l'importance qu'il y a pour une communaute a dispposer de signes d'identification: l'argot des banlieues résulte du besoin ressenti par les bandes de jeunes de disposer de symboles fiables et immédiatement lisibles permettant de distinguer ceux qui "en sont" de ceux qui n'en sont pas. Il est plus facile d'observer des effets de coordination spontanée lorsqu'il s'agit de défendre les intérêts d'une communauté (selon le modè'le dit du choix rationnel, rational choice model ou aussi parfois modèle de l'unilité espérée) que lorsqu'il s'agit d'appliquer des principes universels.
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Si l'on se reporte aux discussions préparatoires de cet article, on constate que ceux qui l'ont adopté, dont René Cassin, avaient en tête plusieurs objectifs. D'abord la condamnation de l'esclavage, ainsi que de la " mort civile ", qui correspondait à la suppression des droits civils à la suite d'une condamnation pénale et n'a disparu en France qu'en 1854 ; également l'affirmation du droit à une nationalité et l'attribution des mêmes droits civils aux étrangers qu'aux nationaux, d'où l'expression " en tous lieux " ; enfin la confirmation de l'égalité des sexes. Peu connu, obscur, inhabituel, l'article 6 serait-il le parent pauvre de la Déclaration, le raté de la famille ? On peut se demander si, au contraire, ce n'est pas une disposition essentielle, qui en résume en réalité beaucoup d'autres, dans un raccourci saisissant. La " personnalité juridique " se définit, en effet, comme l'aptitude de tout être humain à la qualité de sujet de droit, et non pas de simple objet, et à la jouissance d'un certain nombre de droits qualifiés de " civils ". Ils se distinguent d'une part des droits " politiques ", parfois aussi dénommés " civiques " parce qu'ils relèvent de la citoyenneté, tels que la liberté d'expression ou le droit de vote, et d'autre part des droits " économiques, sociaux et culturels " (éducation, travail, santé, sécurité sociale, par exemple). Certains de ces droits civils sont traditionnels : le nom, l'identité, le domicile, la nationalité, la famille, le mariage, le patrimoine, la passation des contrats ou l'action en justice devant les tribunaux nationaux, voire internationaux. D'autres sont plus récents ; groupés généralement sous le nom de " droits de la personnalité ", ils ne se confondent pas avec la notion de " personnalité juridique ", mais s'y rattachent nécessairement : droits à l'intégrité physique, avec le statut du corps humain, à l'intimité de la vie privée, à l'honneur, à l'image, à la voix, ou encore droits d'auteur. Tel est bien le sens de l'article 6. Il suffit pour s'en convaincre, de constater qu'une version du projet l'avait complété par la formule suivante : " et jouit des droits civils fondamentaux ". Si celle-ci n'a pas été retenue, ce n'est pas parce qu'elle dénaturait le sens de l'article, mais parce qu'elle ne paraissait pas avoir d'équivalent en anglais. Ces droits civils des individus reconnus à tous et partout constituent le fondement de l'égalité civile, liée à l'abolition des privilèges et à l'interdiction des discriminations. Le droit à la reconnaissance de la personnalité juridique est donc une pièce essentielle de l'ensemble complexe des droits de l'homme. Il recouvre des libertés fondamentales, il est à la base de l'égalité civile ; il se trouve ainsi au confluent de la liberté et de l'égalité. Est-il inutile, comme l'ont cru les rédacteurs de la convention européenne des droits de l'homme, qui ne l'ont pas repris ? Certes non, à une époque où se multiplient les exclus : sans-papiers, sans domicile fixe, sans travail, sans ressources, sans famille, et demain, peut-être, sans droits. La " personnalité juridique " ne doit pas être une abstraction. Elle fait partie du " noyau dur " des droits de l'homme, à condition toutefois d'être mise en oeuvre concrètement, de sorte que " chacun " ait, " en tous lieux ", la possibilité d'en profiter réellement. Les droits civils qu'elle garantit forment ainsi avec les droits politiques, économiques, sociaux et culturels, un ensembleindivisible. - G.B. Cinquantenaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme Retour Droits de reproduction et de diffusion réservés; © Le Monde 1998 Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions. Lire la Licence.
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my notes: Following the lisbon treaty what has changed for minority languages?50 million of minority languages speakers in 15 members states. Only Malta has no minority languages. ”General problem”Main parliament resulutions…quite a few. Budget line B3-1006, eblul et mercator.European CouncilArt. 22 charter of fundamental rightsart. 151 Nice Trety (maastricht art 128)European Year of languages 2001Education Council Document 14 feb 2002All european languages are equal in value and dignity from the cultural point and view and form an integral part of the European Community”Enlargement processBadinter commissioncopenhagen creteriayearly reportsLaeken declaration
New Basic standards: general statements related to fundamental rightsart. 6 LIsbon Treaty:Charter of Fundamental rights became a binding documentPossiblity to access the European Court of Human rightsLink with the Council of Europe related to human rights
RIGHTS OF PERSONS BELONGING TO MINORITIESFor the first time, the lisbon treaty in art. 2 mentions the rights of persons belonging to minorities. Yet the text is lower than Copenhagen criteria. There’s no specific definition of what’s a minority. These are still individual rights and it’s unclear how these principles could be implemented.
CULTURAL AND LINGUISTIC DIVERSITYART. 3: linguistic diversity becomes a common value and an Union objectives. The EU agrees that multilingual environment exists not only at the State level but WITHIN the state. There’s no distinction and officila and minority languages. No cultural and linguistic standardisation.
PROHIBITION OF DISCRIMINATION
ART. 2 OF Lisbon treaty and art. 21 of ??Art. 19 treaty of functioning of the EU: no mention of linguistics in the paragraph to combat discrimination based on sex, racial or ethnic origin, religion or belief, disability, age or sexual orientation. There is no harmonozation.No-Discrimination on ground of language and Association with national languages.
languages of the treaty.Art. 55 Lisbon treaty,linguistic diversity common value. No equal rights for minority languages.
In practice, all languages are equal but english is more equal. Gateway to EU: translation will come soon for all documents when we really look for other languages.
EDUCATIONart. on education art. 165 lisbon treaty. cf. Maastricht treaty.
CULTURENo longer unanimity, qualified majority suffices
MINORITY LANGUAGES
ART. 16 OF european court of justice.
IN Greece in France, no recognition of minorities. No follow up of Copenhagen criteria, no more commissioner for multilingualism, no specific program for minority languages. No agency for linguistic diversity.
Questions from participants. in belgium action by french speakers considering themselves a minority. Belgium hasn’t adopted the copenhagen criteria. the basis for the European Charter for the Minority Languages, that’s fine, but there is not such a thing as a minority in France. to designate an ethnic group in the french population. Why didnt’ the Treaty keep the basis of Languages and not of Minorities? Let’s not mix an Council of Europe instrument and the EU instruments! There are different definitions of minorities (immigrants for UK, in Slovenia it’s nationalities, in Spain regional minorities, in France it’s langues régionales). The situation is the same but the definitions differ.
article 55 of Lsbon Treaty: list of languages although the list isn’t exhaustive.intergovernmental conferences:
- Brohy, C. (2010). Concluding remarks. 12th International Conference of the International Academy of Linguistic Law: “Language, Law and the Multilingual State”Bloemfontein: Free StateUniversity. My notes: English as a killer language…so I’ll switch to French!5 points
1) statistiques 36 présentations, 5 plénières, 3 langues de présentation et références à des centaines de langues que l’on a appelé de diverses façons. 2 languages: droit et linguistique et beaucoup de dialectes à l’intérieur de ces langages.
2) différentes méthodologies et typologies
3) l’ère du plurllinguisme est toujours plus verte dans le champ du voisin.
4) Elements comparatifs et thèmes différents: macro, qui nous a occupé le plus, chartes et conditions cadres, niveau mezzo entreprises et hopitaux, niveau micro, le public, les élèves….
5) Ce qui nous interpelle le plus est tout de même le niveau micro.Top Down et Bottom upcf. citizen initiative blog. speaking english has become necessary for international communication.
Très bonne cuvée 2010. Excellents échanges interdisciplinaires, cultures académiques et moments de convivialité.
Small World…. - Brohy, C. & K. Herberts (2010). symposium “Language policies and language surveys in bilingual municipalities”. Bilingualism and the city: measuring the quality of linguistic cohabitation in two bilingual towns in switzerland AND Finnish bilingualism like Heinz Ketchup – at least 57 varieties!). 12th International Conference of the International Academy of Linguistic Law: “Language, Law and the Multilingual State”. Bloemfontein: Free StateUniversity. cf. Caudine’s slides.comparison between the survey measuring the quality of linguistic cohabitation in two bilingual towns in Switzerland in 1986, 1998 and 2008. Problem: only three identical questions.Translation miteinander: 1986 plutôt ensemble, the other two surveys plutôt en bonne entente.Nebeneinander: 1986 plutôt ensemble, 1998 and 2008 plutôt en bonne entente.Gegeneinander: 1986 plutôt les les uns contre les autres. 1998 plutôt en opposition, 2008 plutôt de manière conflictuelle.in Finland 2008 43 bilingual municipalities, 21 minority language sweidish, 22 minority language Finnish. cf. The report of the Government on the application of language legislation 2006. surveys are important tools for local democracy and governement. Should everything be bilingual? No, but you should provide service.
language policy is linked in a triangular scheme with language survey and language landscape. English and russian are also more present on signage. signage for public sector 80% signs are bilingual. But in the private sector is much more sensitive to demand. So the relative size of the language minority has an impact on the latter. sample: inhabitants of the community of Biel/Bienne aged 18 and more.place of survey: community of Biel/Bienne (people don’t necessarily live, but work in this municipality)survey mode: face to face
Period: july 14th-Aug.3d, 2008Sampling type: proportional quota samplingSize: 508 persons (298 german-, 134 french-speaking, 76 bilingual)Mandate: GFS Berneerror margin: +/-4.4%
Survey on multilingualism: the first were the Fnns, the second were the Swiss. - Brohy, Claudine. 1997. Bilinguisme naissant ou bilinguisme évanescent? Enseignement plurilingue et interculturel en Suisse. Interdialogos 2:7-11.
L'enseignement bilingue en Valais. In: Matthey, Marinette (ed.): Les langues et leurs images. Neuchâtel: IRDP 1997, 193-199. Mehrsprachige und plurikulturelle Schulmodelle in der Schweiz oder: What's in a name? In: Bulletin suisse de linguistique appliquée. VALS/ASLA 67, 1998, 85-99. (Zusammen mit Anne-Lore Bregy.)
- Brohy, Claudine, and Anne-Lore Bregy. 1998. Mehrsprachige und plurikulturelle Schulmodelle in der Schweiz oder: What’s in a name? Bulletin suisse de linguistique appliquée. 2:85-99.
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- Brooke, James. 2000. Canada: Les Eglises ruinées par les Indiens? Courrier International (The New York Times), 9-15 novembre 2000, 22.
Seize mille Indiens Canadiens naguère maltraités dans des pensionnats attaquent les Eglises qui les géraient. Les dommage devraient se monter à plusieurs milliards de dollars - et entraîner de véritables faillites. (...) quatre actions collectives ont été entamées contre les Eglises et l'Etat, qui avaiet délégué à celles-ci la gesion des écoles dans les localités excentrées. Et des plaignants indiens ont déjà gagné chacun des cinq procès qu'ils ont intenté au cours des deux dernières années - deux dans le Saskatchewan et trois en Colombie-Britannique. Dans le Saskatchewan, où les procès étaient intentés à l'Etat et portaient sur des sévices sexuels, l'un des plaignants a gagné 82'000 dollars canadiens de dommage et intérêts et l'autre 174'000. Selon les audits de l'Eglise anglicane du Canada, les honoraires des avocats suffiront déjà à mettre celle-ci en faillite, et ce dès l'année prochaine. (...) Derrière les procès, il y a la souffrance bien réelle des nombreux Indiens canadiens qui avaient été enlevés à leur milieu et placés de force dans des écoles. A la fin du XIX ème siècle, l'Etat canadien s'était déchargé sur les Eglises établies d'une partie de ses obligations fédérales en matière d'éducation des Indiens: peu de fonctionnaires étaient disposés à aller travailler dans les régions excentrées. Les Eglises acceptèrent d'administrer un réseau de pensionnats qui, à son apogée, compta une centaine d'établissements. Dans le cadre de la politique d'assimilation forcée alors populaire en Amérique du Nord, on enlevait à leur famille les enfants dès l'âge de 5 ans pour les envoyer dans de lointains pensionnats. Là, on leur coupait les cheveux, on les habillait avec des uniformes et on leur interdisait de parler leur langue: "Comment fait-on parler anlgais à des petits de 6 ans qui ne parlent que sioux, lakota ou cree?" demande Anthoni Merchant, un avocat représentant environ 4000 plaignants. "En les punissant avec des méthodes de type Gestapo, on utilise des châtiments de plsu en plus barbares, sadiques". Les pensionnats, où les parents n'avaient aucun droit de visite, devinrent parfois des endroits où les pédophiles s'en prenaient en toute impunité à des enfants désorientés et sans défense, accusent les Indiens. "Les pervers parcouraient tout l'Ouest, assure M. Merchant. Certains ont commis leur méfaits dans six ou sept écoles différentes". Les avocats des Indiens sont persuadés que le jugement rendu en Colombie -Britannique à l'encontre du Diocèse de Cariboo fera jurisprudence dans tous le pays. Statuant dans cette affaire, la juge a estimé que l'Eglise anglicane encourait 60% de la responsabilité et l'Etat fédéral 40%. Les Eglises protestent, mettant en avant le fait qu'elles ont mis fin à leur engagement dans les écoles vers 1970, que l'Etat fédéral en a alors repris la responsabilité et n'a fermé le dernier établissement qu'une vingtaine d'années plus tard. Les anglicans rappellent qu ele primat de leur Eglise, l'archevêque Michael Peers, a demandé pardon aux Indiens dès 1993 pour les sévices encoursu, tandis que le gouvernement canadien a attendu cinq ans pour en faire autant. Devant la nécessité de vendre des lieux de cultes, des presbytères, des foyers d'accueil pour femmes ou des soupes populaires, les Eglises demandent une médiation extérieure pour règler les litiges hors des tribuneaux. Elles estiment que l'Etat devrait assurer la majeure partie des débours et apellent à la constitution d'une commission d'enquête sur le modèle de la Commission vérité et réconciliation de l'Afrique post-apartheid.
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English is the language of international communication (cf reference to CERN's scientist's nationalitie)...although Robert Langdon thought it was maths. In the Vatican, the 3 languages of communication were Italian, Spanish and English.
- Brown, Jennifer, and C. Roderick Wilson. 1986. The Northern Algonquians: a regional overview. In Native Peoples: the Canadian Experience, edited by B. Morrison and W. R. Toronto: McClelland & Stewart.
- Brownlie, Ian. 1988. The Rights of Peoples In Modern International Law. In The Rights of Peoples, edited by J. Crawford. Oxford: Clarendon Press.
Brownlie, I. (1988). The Rights of Peoples In Modern International Law. The Rights of Peoples. J. Crawford. Oxford, Clarendon Press: 1-16. 2:(...)Alors que la Règle de Droit, dans sa forme classique, impliquait un modèle statique d'égalité devant la loi, avec un accent particulier porté à la justice procédurale et sur les droits civiques, le concept des droits de l'homme a été au moins autant, sinon plus, concerné par un accès équitable à la richesse et à l'éducation. Un tel changement de contenu s'est manifesté par l'apparition d'une convention (covenant) Internationale sur les Droits Economiques, sociaux et Culturels à la Convention Internationale sur les Droits Civiques et Politiques de 1966 de la Charte des Nations Unies.
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- Brutt-Griffler, Janina. 2003. World English: A study of its development. Journal Language Policy 3 (October, 2003).
citée par Seidlhofer, Barbara. 2002. Autour du concept d'anglais international: de l'"anglais authentique" à l'"anglais réaliste"? Strasbourg: Conseil de l'Europe, Division des politiques linguistiques, DG IV- Direction de l'Education scolaire, extrascolaire et de l'enseignement supérieur. p. 110 4 traits fondamentaux du développement d'une langue globale: 1) fonction économico-culturelle de la langue (l'anglais mondial est issu du développement d'un marché mondial et d'évolutions globales dans les domaines de la science, de la technologie , de la culture et des médias); 2)dépassement du rôle de lingua franca réservée aux élite (l'anglais mondial est appris à diffréents niveaux de la société et non unitquement par l'élite économique; 3) stabilisaiton du bilinguisme par la coexistence d'une langue mondiale avec d'autres langues dans des contextes du bilinguisme/multilinguisme (L'anglais mondial tend à s'établir parallèlement aux langues locales pltôt qu'à les remplacer; il contribue donc au multilinguisme plus qu'il ne le met en péril) 4) modification de la langue via les processus de convergence et de divergence linguistique (c'est avant tout parce que de nombreuses personnes apprennent l'anglais que l'anglais mondial s'étend et non parce que des anglophones émigrent vers d'autres territoires; on observe donc deux évolutions parallèles: création de nouvelles variétés et maintien de l'unité de la langue mondial
- Bryson, Bethany. 1999. Multiculturalism as a moving moral boundary: literature professors redefine racism. In The Cultural Territories of Race: Black and White Boundaries, edited by M. Lamont. University of Chicago Press.
221: The movement known as Afrocentrism -an intellectual movement that has grown in the nation's universites and a pedagogical reform movement that thas taken place in many of the United States predominantly black public school systems - it is a philosophy based on an essentialist conception of race that posits the cultural, behavioral and lifestyle unity of all decendants of Africa, no matter where they have ended up following the black Diaspora. 222:In Winant's (Winant, H. (1994). Racial Conditions. Minneapolis, University of Minnesota Press.) terms, Afrocentrism is a "racial project" insofar as it is an interpretation, representation, or explanation of racial dynamics and, at the same time, an effort to change the organization and distribution of resources along racial lilnes, in this case educational resources. Yet Afrocentrism has not attracted overwhelming support amoung the majority of African-Americans and, in fact, has proved divisive (...) Afrocentrism 227: Introduced in the early 1980s by Molefi Kewte Asante of Temple University, Afrocentrism has grown in black studies program at universities around the nation as Maulana Karenga, Tsheloane Keto, Asa Hilliard III, John Henrik Clarke, Leonard Jeffries, and others have pursued both the intellectual bases of the project as welll as its infusion into college, high-school, and elementary school curricula. The intellectual project of Afrocentrism is to "study African peoples from an Africa-centered prism". (...)Afrocentrism recognizes no division between the African past and the African-American history, and regards as "ahistorical" and "mythical" any social science tht does not trace these continuous African Roots. So, if, for example, a scholar sets out to study "Africans in the inner cities of the Northeast United States, it must be done with the idea in the back of the mind that one is studying African people, not "made-in-America Negroes" without historical depth" (Asante, M. K. (1990). Kemet, Afrocentricity, and Knowledge. Trenton, N.J., Africa World Press: 15). Welsh-Asante (cited in Asante, M. K. (1990). Kemet, Afrocentricity, and Knowledge. Trenton, N.J., Africa World Press), for example, argues that there is an African Aesthetic, which is "based on seven "senses" shared by all Africa-descended people around the globe: polyrhythm, polycentrism, dimensional, repetitia, curvilinear, epic memory and wholism" (Asante, M. K. (1990). Kemet, Afrocentricity, and Knowledge. Trenton, N.J., Africa World Press: 12), At thîts most controversia (and may Arocentric scholars themselves reject such notions), this conception of race includes suggestions about personality based on melanin content and other genetic hardwiring). Afrocentrism versus Multiculturalism 229: Contrasted with Afrocentrism is multiculturalism, a movement whose exact definition is impossible to specify. 230: As the "antithesis" of Eurocentrism, Afrocentrism replaces multiculturalists' emphasis on pluralism and all cultures' interdependence, and stresses instead the uniqueness of African peoples, the impact of Sfricans on world civilization, and proposes that the ultimate "other" to white hegemony is Africanity. Afrocentrism mission is felt to be revolutionary and, as such, is irreconciliable with the conventionally pluralist claims of multiculturalism.
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December 15, 2009 at 8:14 am
[...] December 15, 2009 at 8:10 am · Filed under Uncategorized I updated this note and certainly invite you to read this brilliant essay! More bibliographical notes (click here) [...]
January 4, 2010 at 7:44 am
[...] January 3, 2010 at 3:01 pm · Filed under Minorities, Multicultural, Switzerland, politics Benjamin Barber’s most striking political analysis was written with several references to the Swiss political system which he qualifies as a “strong democracy” [...]
December 15, 2010 at 4:10 pm
[...] Bibliography with a B like Benjamin Barber [...]
December 19, 2010 at 9:13 am
[...] Bibliography with a B like Benjamin Barber [...]
January 5, 2011 at 8:34 pm
[...] Bibliography with a B like Benjamin Barber
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